Prédications TPSG

Christ et la force d’une équipe (Colossiens 4.7-18)

Union à ChristVie d’ÉglisePrédication

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Publié le

15 nov. 2023

Découvre la vingt-et-unième et dernière prédication de cette série sur l’épître aux Colossiens. Clique ici pour accéder directement au sommaire.

La plupart des blogueurs TPSG sont également pasteurs. Aujourd’hui, tu peux toi aussi bénéficier de leurs enseignements grâce à notre podcast Prédications TPSG. Ces prédications, qui se veulent résolument textuelles et christocentriques, te feront redécouvrir le sens profond des Écritures et nourriront ta foi en Christ.


Introduction

Psaume 133 le dit

Il existe un court Psaume qui rappelle à quel point l’amitié et le travail d'équipe est un beau cadeau de Dieu:

1Cantique des montées. De David. Voici qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’habiter unis ensemble! 2C’est comme l’huile la meilleure qui, (répandue) sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. 3C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; car c’est là que l’Éternel donne la bénédiction, la vie, pour l’éternité.

Psaumes 133.1-3

  • Constat: l’amitié fraternelle est un bonheur (Ps 133.1)
  • Premier résultat: une consécration (Ps 133.2)
  • Second résultat: un rafraîchissement (Ps 133.3a)
  • Troisième résultat: la vie éternelle (Ps 133.3b)

Souvent dans la Bible, on voit combien l’amitié est importante.

Moïse était entouré de collaborateurs –de traîtres ou de gens jaloux– mais c’est grâce à des gens comme Hur, qui ont su tenir ses mains dans l’intercession, qu’il a pu accomplir l’œuvre à laquelle il a été destiné. Dieu lui a donné 70 personnes pour s’occuper de ce vaste monde qui sortait d'Égypte…

L’Ecclésiaste dit:

Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. Car, s’ils tombent, l’un relève son compagnon; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second pour le relever! De même, si deux couchent ensemble, ils auront chaud; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud? Et, si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement.

Ecclésiaste 4.9-12

Cette section est touchante en ce qu’elle montre l’importance fondamentale de l’amitié dans la vie et dans le ministère. Paul n’aurait jamais eu cette influence sans l’équipe qui l’a accompagné, qui l’a soutenu, qui l’a parfois corrigé – nous reviendrons sur ce point. On dénombre plus de 34 collaborateurs à Paul…

Je ne connais pas de ministère qui a eu un impact majeur sur une ville ou sur un pays sans qu’il n’y ait eu des gens qui s’investissent pour former une équipe de soutien ou de protection de ce ministère.

La fin de cette lettre est l’occasion pour nous de découvrir le monde personnel de l’apôtre Paul.

Que chacun occupe bien sa place en amitié et en service…

Lecture: Colossiens 4.7-18

Les "envoyés" (Colossiens 4.7-9)

7En ce qui me concerne, Tychique, le frère bien–aimé, fidèle serviteur du Seigneur, mon compagnon dans le service du Seigneur, vous mettra au courant de tout. 8Je vous l’envoie tout exprès, pour que vous connaissiez notre situation, et pour qu’il console vos cœurs. 9Je l’envoie avec le fidèle et bien – aimé frère Onésime, votre compatriote. Ils vous mettront au courant de tout ce qui se passe ici.

Colossiens 4.7-9

Je les nomme "envoyés" tout simplement parce qu’ils sont proches de Paul qui est en prison à Rome. Ce sont eux qui vont prendre la lettre aux Colossiens et voyager plusieurs semaines pour la faire parvenir aux chrétiens de Colosse.

Tychique est mentionné 5 fois dans l'Écriture:

Cœur tendre et enseignant fidèle, ça devait être sa devise. Il est volontaire pour se rendre à Jérusalem avec l’offrande destinée aux pauvres (Ac 20.4), ce qui montre du courage. Voyager était toujours dangereux. Les brigands, les naufrages, les maladies, les bêtes sauvages – tout pouvait faire tourner au vinaigre.

Paul l’envoie souvent pour porter ses instructions, et pour compléter un ministère existant. Il l’envoie sur l’ile de Crête (Tt 3.12) et à Éphèse où il est présenté comme “bien-aimé frère et fidèle ministre dans le Seigneur” (Ép 6.21). C’est d’ailleurs dans cette ville qu’il sera envoyé pour la dernière fois par Paul, avant qu’il ne meure (2Tm 4.12).

C’est Tychique qui apporte la lettre aux Colossiens et à Philémon, aux Éphésiens. De Rome, c’est un voyage énorme! J’imagine que la lettre a été lue et commentée plus d’une fois par cet homme qui se révèle être une sorte de chef de cabinet de Paul!!

On comprend mieux pourquoi Paul le nomme “frère bien-aimé, fidèle serviteur du Seigneur, mon compagnon dans le service du Seigneur”.

Quand on lit la biographie de Paul, on réalise que c’était un homme intense, hors du commun. Sa passion était totale et son dévouement à Christ et à l’Évangile absolu. Cela ne devait pas être facile de le côtoyer, et encore moins de servir à ses côtés! La tendresse et la confiance que lui témoigne Paul montre que Tychique, un personnage finalement plutôt obscur dans la Bible, a été un homme remarquable et fondamental pour le succès de Paul.

Il y a là toute la tendresse de Paul et la reconnaissance de Paul à l’aptitude au ministère de ce frère.

On a déjà parlé d’Onésime. Il vous faut lire Philémon pour connaître sa vie. C’était un esclave qui avait fui Colosse, et notamment son maître, Philémon, membre de l’Église de Colosse. Philémon s’est converti par le ministère de Paul, et ce dernier l’encourage à rétablir sa situation juridique. Non sans tenter de faciliter son émancipation.

Paul a du respect pour Onésime, et le considère hautement. Voilà la transformation de l’Évangile: pas de révolution sociale ni de militantisme politique, mais les gens qui ont compris l’Évangile, et qui comprennent aussi par quelle valeur ils doivent vivre. Les nobles qui ont des esclaves et qui se convertissent doivent tout de suite apprendre à ne plus menacer, à payer leurs employés, et finalement à leur accorder la liberté qui est juste.

Les "encourageurs" (Colossiens 4.10-11)

10Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des instructions: s’il vient chez vous, faites–lui bon accueil. 11Jésus, appelé Justus, (vous salue) aussi. Parmi les circoncis ce sont les seuls qui travaillent avec moi pour le royaume de Dieu; ils ont été pour moi un réconfort.

Colossiens 4.10-11

Aristarque, Marc (Col 4.10), Justus (Col 4.11)

Trois autres personnages dans cette section. Je les ai nommés "encourageurs":

Aristarque est né à Thessalonique et a fait partie du ministère de Paul à Éphèse pendant 3 ans. Il a d’ailleurs été malmené lors de l’émeute parce que tout le monde l’a reconnu comme un proche de Paul (cf. Ac 19.29). Aristarque est présent à Jérusalem lors de son emprisonnement qui le mènera à Rome. On le retrouve à Rome, de sorte qu'il semble qu’il soit toujours là quand Paul a des problèmes! C’est chouette des frères qui sont là quand c’est dur! Aristarque…

Un autre homme encourageant, c’est Marc, "cousin de Barnabas". Ce Marc à une tout autre histoire. Il a fait partie du premier voyage missionnaire (Ac 13.5), mais il a abandonné. C’était trop dur. C’était trop difficile. Paul était peut-être imbuvable… En tout cas, lorsque Barnabas voulut reprendre son cousin Marc, Paul s’y opposa, et ce fut la cause d’une explosion aigre et vive entre Barnabas et Paul. Ils se séparèrent, et on n'entend plus jamais parler de Barnabas dans le Nouveau Testament.

Ce qui est génial, c’est que Marc et Paul se sont réconciliés. On ne sait pas quand ni comment. Il semble que l’apôtre Pierre soit dans le coup puisqu’il le cite et que Pierre aussi a connu l’échec (1P 5.13). En tout cas, autant en Colossiens qu’en Philémon, il est aux côtés de Paul, et lui offre un soutien précieux (cf. 2Tm 4.11).

L’Évangile est vraiment l’Évangile de la seconde chance. Paul demande aux Colossiens de bien l’accueillir, peut-être parce que certains auraient pu se dire: “Il a abandonné le ministère, il a lâché Paul, on ne va pas l’héberger – pas de place dans l’Église de Colosse pour les traîtres, ou les lâches, ou ceux dont le cœur est partagé…”

“Accueillez-le.” Parce que la grâce et l’amour couvre le péché de ceux qui ont dérapé. J’en suis tellement reconnaissant.

Et puis vient Justus.

Jésus, appelé Justus, (vous salue) aussi. Parmi les circoncis, ce sont les seuls qui travaillent avec moi pour le royaume de Dieu; ils ont été pour moi un réconfort.

Porter le nom de Jésus, ça doit être quelque chose! En hébreu, c’est un nom qui se rattache à Josué par exemple, et il signifie "sauveur"…

Ce qui est frappant, c’est le nombre de personnes qui ont choisi Christ pour l’abandonner ensuite. Tout au long de la carrière de Paul. Comme c’est le cas encore aujourd’hui. Des gens d’origine juive, et des gens d’origine païenne. Paul se lamentera auprès de Timothée:

Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m’ont abandonné, entre autres Phygèle et Hermogène.

2 Timothée 1.15

C’est l’une des causes fréquentes de dépression et de découragement des pasteurs et des missionnaires. Des gens qui lâchent Jésus-Christ, le Seigneur et Sauveur! Ils révèlent ainsi qu’ils n’ont peut-être jamais connu le Sauveur – ils l’ont juste fréquenté...

Paul est tellement reconnaissant et encouragé parce que Justus s’accroche et persévère dans son ministère… Et il le déclare: “Paul, je travaille avec toi, parce que je suis avec Christ.”

Les "intercesseurs" (Colossiens 4.12-13)

12Épaphras, votre compatriote, vous salue: serviteur du Christ–Jésus, il ne cesse de combattre pour vous dans ses prières, afin que, parfaits et pleinement convaincus de la volonté de Dieu, vous teniez ferme. 13Je lui rends ce témoignage qu’il prend beaucoup de peine pour vous, pour ceux de Laodicée et pour ceux d’Hiérapolis.

Colossiens 4.12-13

Je ne connais pas de ministère efficace qui ne soit accompagné de prière. Quel bonheur de voir que Paul était entouré d’intercesseurs! Lui-même avait une pratique très développée de la prière. On le voit à plusieurs reprises:

Je ne cesse dans mes prières pour vous tous…

Philippiens 1.3

Je ne cesse de rendre grâces pour vous…

Éphésiens 1.16

Nous rendons continuellement grâces à Dieu pour vous tous, et faisons mention de vous dans nos prières…

1 Thessaloniciens 1.2

Dans les premiers messages, nous avons vu qu’Épaphras fut vraisemblablement le fondateur de l’Église de Colosses. Il fut peut-être le pasteur de cette Église. Il est allé voir Paul parce qu’il sentait que le vent tournait à Colosses, et qu’il avait besoin de l’aide de l’apôtre suite au développement de l’hérésie…

Le verbe combattre, nous a donné "agoniser" en français… Il est de ceux qui agonisent dans la prière pour que l’Église garde son assise dans l’Évangile. Qu'ils soient satisfaits, heureux de la suffisance de Christ dans leur vie.

Ce qui est remarquable, c’est que son souci dépassait de loin la préoccupation de la seule église de Colosses. Il avait à cœur Hiérapolis et Laodicée. Pour la petite histoire, ce trio est devenu célèbre en Apocalypse:

Dieu dit à l’Église de Laodicée: “Tu n’es ni froid ni bouillant, combien j’aimerais que tu sois froid ou bouillant…” et Jésus dit qu’il vomira cette Église de sa bouche…

L’archéologie a démontré que ces paroles s'appuyaient sur des réalités géographiques: l'eau était froide à Colosse, chaude à Hiérapolis ... et tiède à Laodicée.

Toujours est-il que si Christ se préoccupe encore de ces Églises quelques 40 ans plus tard, nul doute que l’intercession d’Épaphras y est pour beaucoup.

Les "compagnons" (Colossiens 4.14)

Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas.

Colossiens 4.14

Et voici la garde rapprochée de Paul. D’un côté, Luc, le “médecin bien-aimé”. Cet homme est l’un des convertis les plus remarquables de tout le Nouveau Testament. D’origine païenne, on ne sait pas trop comment il en est venu à connaître l’évangile, ni comment il a connu Paul. Certains spéculent que les maladies récurrentes de Paul (cf. Galates, 2 Cor) l’ont conduit à chercher une aide médicale.

Ce qui est sûr, c’est que Luc était un homme d’une grande culture et érudition. Le grec de son évangile et du livre des Actes est le cauchemar des étudiants en théologie, tellement le vocabulaire et la tournure sont recherchés.

Observez la manière dont il introduit l’Évangile en Luc 1.1-4.

Comme les grands courriers de son temps Une signature de rigueur qui a toujours été prouvée par l’archéologie. Les noms et les titres des personnages illustres sont avérés, faisant de lui l’un des plus grands historiens de tous les temps, dixit le Prof Albreit.

Luc passera la 2e partie de sa vie aux côtés de Paul. On le retrouve dans le livre des Actes voyageant souvent avec lui (cf. les “nous” dans le livre). J’imagine qu’il aidait Paul à tenir dans sa santé, apparemment fragile. Il devait aussi participer à l’enseignement et soigner des chrétiens puisqu’il est souvent présenté avec son titre professionnel de médecin.

À la fin de sa vie, quand Paul est tout près d’être exécuté à Rome, il écrit à son jeune collègue Timothée une ultime lettre: “Luc est seul avec moi” (2Tm 4.11).

Démas est un autre proche. Hélas, son CV est nettement plus sombre en fin de compte. Lorsque Paul écrit ces lignes, Démas fait encore partie de l’équipe missionnaire. Quelques années plus tard, il aura décroché. Voici, à quelques jours ou semaines de sa mort, comment Paul parle de ces gens qu’il vient de citer:

10car Démas m’a abandonné par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique; Crescens est allé en Galatie, Tite en Dalmatie. 11Luc est seul avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m’est fort utile pour le service.

2 Timothée 4.10-11

C’est triste, mais c’est une réalité. La trahison et l'abandon existent aussi dans le ministère. On ne sait pas quel a été le chemin de cet homme.. Est-ce qu’il voulait avoir plus d’argent? Est-ce qu’il en avait marre de la persécution et du peu de respect du ministère? Est-ce que la sensualité a eu raison de sa volonté de voyager aux côtés de Paul? On le saura au ciel quand on demandera à ceux qui le connaissaient… Peut-être aussi n’était-ce qu’un passage temporaire…

Les "frères et sœurs" (Colossiens 4.15-16)

15Saluez les frères qui sont à Laodicée, ainsi que Nympha et l’Église qui est dans sa maison. 16Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Église des Laodicéens, et que vous, vous lisiez également celle qui vous arrivera de Laodicée.

Colossiens 4.15-16

Voilà de nouveau l’Église de Jésus-Christ. La glorieuse assemblée de ceux que Christ a rachetés. Anonymes quant au monde, ils ont chacun le nom de Christ inscrit dans leur cœur. Tous ceux qui œuvrent, qui prient, qui reflètent Jésus.

Il y a Nymphas, une femme qui a ouvert les portes de sa maison pour que l’Église puisse se réunir à Laodicée. Chaque Église est invitée à partager les trésors qu’elle a reçu de l’apôtre. Les échanges sont nombreux entre elles.

Les "responsables" (Colossiens 4.17)

Dites à Archippe: Prends garde au service que tu as reçu du Seigneur, afin de le bien remplir.

Colossiens 4.17

Enfin, il y a Archippe. Nous pouvons tous entendre l’exhortation qui lui est adressée: prends garde à ton service.

Était-il le pasteur en charge en attendant le retour d’Épaphras? Était-il l’un des évangélistes, un missionnaire, un ancien? Quelle que soit sa fonction, quel que soit son don spirituel – pour lui comme pour nous – il y a cette exhortation: prends soin de ton service…

À vous qui êtes berger d’une église de maison, enseignant d’une école du dimanche, diacre ou ancien, ou prof des écoles ou commercial d’entreprise – prenez garde au service que vous avez reçu du Seigneur, afin de bien le remplir. Aucune distinction entre le séculier et le profane… Chaque appel sur nos vies exige qu’on le remplisse bien.

Et en tout… la solidarité! (Colossiens 4.18)

Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous!

Colossiens 4.18

D’habitude, Paul écrit par le biais d’un secrétaire. Il est possible qu’il ait pris la plume juste pour la salutation (l’un des "envoyés"” a peut-être rédigé le reste sous sa dictée). Il veut probablement communiquer plus de poids à sa lettre, ou lui donner un côté plus personnel…

En tout cas, c’est un appel à la solidarité missionnaire. “Souvenez-vous de mes chaînes”, c’est une manière d’encourager à la prière, mais aussi à la persévérance dans les difficultés.

Conclusion

Vous reconnaissez-vous dans cette panoplie de portraits? Quels sont les traits de caractère que Dieu vous a donnés et qui font que vous êtes utiles et que vous contribuez à ce ministère de l’Église?

Finalement, il y a une place pour chacun, par les dons spirituels que nous exerçons, par les personnalités que nous avons… Quelle est votre place?

Je me souviens du récit d’un collègue qui donnait une conférence aux États-Unis dans un grand hôtel. La conférence était chère, et l’hôtel était de grand standing. L’un des employés a reconnu le pasteur et lui a dit… “Je veux juste vous dire que je prie tout au long de la journée pour que ce soit un moment béni pour tous les participants.”

C’est remarquable, non? Il n’a rien entendu de la conférence, il n’a pas participé à l’événement. Mais il a prié. Un rôle discret, tellement important. Quand Christ reviendra dans la gloire, nul doute que cet homme recevra sa part de ce ministère. Peut-être la part importante… Voilà un homme qui avait une juste perspective de sa part et de sa place.

Certaines personnes entendent ce message et disent: “Je n’ai pas d’amis. Pauvre de moi!” Le point de départ de cette question, c’est “pourquoi”. Pourquoi n’avez-vous pas d’amis? Certaines personnes observent comment les gens les traitent… et ils en tirent des conclusions du genre: “2 personnes (seulement) m’ont dit “bonjour”“Je n'ai que 4 amis sur Facebook…” Dès que l’on mesure ce que les autres font pour nous, on réalise qu’on s’est fait avoir. Parce que l’homme est tellement nombriliste, qu’il ne sera jamais rassasié de l’attention des autres.

L’éthique chrétienne, en toute manière d’être, consiste en deux commandements: tu aimeras Dieu; tu aimeras ton prochain comme toi-même. C’est à la mesure de ton amour pour ton nombril que tu porteras ton regard sur les autres! En parcourant les Psaumes et les Proverbes sur ce thème, j’ai noté les ingrédients suivants à l’amitié:

Pas de recherche d'un gain matériel:

La richesse augmente le nombre des amis, mis l’indigent est séparé de son ami.

Proverbes 19.4

Beaucoup de gens flattent le notable, et chacun est l’ami de celui qui fait des cadeaux.

Proverbes 19.6

Tous les frères du pauvre le haïssent; combien plus ses amis s’éloignent-ils de lui! Il recherche des entretiens, mais il n’y en a pas.

Proverbes 19.7

Solidarité dans la détresse:

Comme pour un ami, pour un frère, je me traînais lentement; comme pour le deuil d’une mère, je me courbais avec tristesse.

Psaumes 35.14

L’ami aime en tout temps, et un frère est là pour (aider dans) la détresse.

Proverbes 17.17

Discrétion dans les faiblesses:

L’homme pervers suscite des querelles, et le rapporteur divise des amis.

Proverbes 16.28

Celui qui couvre une faute recherche l’amour, et celui qui la rappelle dans (ses) paroles divise les amis.

Proverbes 17.9

Fidélité dans l’amitié:

Celui qui a des amis peut les avoir pour son malheur, mais il est tel ami plus attaché qu’un frère.

Proverbes 18.24

N’abandonne pas ton ami, ni l’ami de ton père, et n’entre pas dans la maison de ton frère au jour de ta détresse; mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné.

Proverbes 27.10

Franchise dans les remarques:

Les blessures d’un ami sont dignes de confiance, Les baisers d’un ennemi sont trompeurs.

Proverbes 27.6

Réconfort constant:

L’huile et le parfum réjouissent le cœur, et la douceur d’un ami vaut mieux que les conseils qu’on se donne à soi-même.

Proverbes 27.9

C’est par là que commence un réseau d’amis. Quand on s’investit soi-même dans une relation.

Intéressez-vous aux gens qui vous entourent. Réjouissez-vous quand vous donnez ou servez plutôt que quand vous êtes servis.

Dans la même série:

  1. En Jésus seul! (Colossiens 1.1-5)
  2. L'Évangile en action (Colossiens 1.6-9)
  3. Les résultats de l'Évangile (Colossiens 1.10-14)
  4. La grandeur de Jésus (Colossiens 1.15-20)
  5. La réconciliation de Jésus (Colossiens 1.21-23)
  6. Le serviteur de Jésus (Colossiens 1.24-27)
  7. L'objectif ultime du serviteur de Jésus (Colossiens 1.27-29)
  8. Les vœux d'un serviteur (Colossiens 2.1-7)
  9. Le piège de "l’évangile+" (Colossiens 2.8-12)
  10. Le triomphe du Christ sur le péché (Colossiens 2.13-14)
  11. Le triomphe du Christ sur les démons (Colossiens 2.15)
  12. L’impasse du légalisme (Colossiens 2.16-23)
  13. Une vie qui découle de la croix (Colossiens 3.1-8)
  14. Christ et les relations dans l’Église, partie 1 (Colossiens 3.9-12)
  15. Christ et les relations dans l’Église, partie 2 (Colossiens 3.13-15)
  16. Célébrer Christ dans l’Église (Colossiens 3.16-17)
  17. Christ au sein du couple (Colossiens 3.18-19)
  18. Christ au sein de la famille (Colossiens 3.20-21)
  19. Christ et les relations professionnelles (Colossiens 3.22-4.1)
  20. L’impact de Christ dans le monde (Colossiens 4.2-6)
  21. Christ et la force d’une équipe (Colossiens 4.7-18)