3 rappels essentiels pour arrêter de chercher son bonheur dans le matérialisme

Nous baignons dans une culture qui idolâtre la consommation et la possession. Dans notre monde, ce que veulent tous les hommes c'est être riche. De la même manière qu'on ne se rend pas compte de l'odeur de nos propres vêtements, on ne se rend pas compte de l'influence notre contexte a sur nous. Notre rapport à l'argent est-il façonné par les Écritures, ou par la société de consumérisme occidentale?

Voici 3 affirmations révolutionnaires de Paul dans 1Ti 6.6-8 qui nous encourageront à vivre selon la simplicité de l’Évangile

1. La piété procure la vraie richesse et le vrai contentement

La véritable foi en Dieu est, en effet, une source de richesse quand on sait être content avec ce qu’on a.

(1Ti 6.6)

Rien n’est plus précieux, rien n’a plus de valeur que le Dieu de l’univers. Toute valeur découle de lui. Il est la source de tout et c’est à la lumière de ses perfections infinies que tout doit être apprécié.


L’immense cadeau de l’Évangile est que le Dieu qui se révèle à nous offre la réconciliation avec lui par l’oeuvre du Christ.
Et grâce à cela nous pouvons faire de Dieu notre plus grand gain. Ainsi,
celui qui aime Dieu de tout son coeur et en fait son plus grand trésor a une richesse infinie.

L’un des bénéfices de notre attachement à Dieu est la transformation de notre regard sur le bonheur qui nous libère de la quête effrénée de posséder de nouvelles choses sans cesse.
Si Dieu occupe la place qui lui est due dans notre coeur, alors nous sommes contents de ce que nous avons.

2. La mort nous volera tout

Nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous ne pouvons rien en emporter.

(1Ti 6.7)

À quoi sert-il de se démener toute sa vie pour finalement être riche… dans son cercueil ?

À cause de notre narcissisme, nous vivons en oubliant que nous sommes mortels et dépensons notre énergie à accumuler comme si nous étions éternels.
Nous rappeler que nous perdrons tout et que tout ce que nous avons nous vient de Dieu nous aide à replacer notre vie dans son contexte: éphémère.

Ce verset me rappelle que ne nul n’est assez riche pour s’affranchir de la mort ni pour en être racheté.

C’est ainsi que pour moi, l’affirmation de Matthew McCullough prend tout son sens:

Jésus ne nous a pas promis de nous donner ce que la mort finira par nous enlever. Il veut nous donner ce que la mort ne peut toucher.

Que ce soit moi qui écris ou vous qui lisez, certains d’entre nous seront morts avant la fin de l’année. À quoi devons-nous nous attacher ?

3. Avoir plus que le nécessaire tue notre joie

Tant que nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons.

(1Ti 6.8)

Relisez attentivement ce verset.
Pour Paul, ce n’est ni un espoir ni un commandement « il faut se satisfaire du nécessaire » (référence à Balou involontaire ici).
C’est une affirmation aussi paisible que catégorique. Paul donne la clé pour vivre rassasié de ce que l’on a : n’avoir que le nécessaire.
Cette affirmation de Paul est rédemptrice, car elle nous ouvre les yeux sur ce que le monde nous cache : nous n’avons pas besoin d’être plus riches pour être heureux.

Bien sûr, avoir le nécessaire est relatif au contexte.

  • Selon que vous viviez à Paris intra-muros ou dans un village du Cantal, vous n’aurez pas les mêmes besoins.
  • Si vous passez votre journée dans votre véhicule ou si vous le prenez une fois à l’occasion, vous n’avez pas besoin de la même gamme d’options.

La Bible ne fait pas de la pauvreté ou de la précarité une vertu en soi. La vertu c’est d’être content de ce que l’on a. La vertu c’est la simplicité.

  • Changer de téléphone portable dès qu’un nouveau modèle sort tout ça parce qu’il est mieux, ce n’est pas nécessaire.
  • Renouveler sa garde-robe chaque saison, ce n’est pas nécessaire.
  • Offrir des tonnes de jouets à un enfant n’est pas nécessaire.

À chaque fois que nous voulons plus alors que nous avons déjà assez, nous nourrissons notre idole et ne récoltons que frustration.

Que faire du surplus? J. Piper suggère:

Nous devrions nous satisfaire de posséder le nécessaire, parce que cela nous laisse la possibilité d’affecter le surplus à ce qui a une réelle importance. Des milliards de gens ne connaissent pas Jésus-Christ.

L’implication radicale d’une affirmation révolutionnaire:

Tous ceux qui sont vraiment attachés à Dieu et vivent du nécessaire sont vraiment contents.
Pourquoi ?
Parce que Dieu ne peut permettre qu’il en soit autrement. Parce que cela voudrait dire qu’il n’est pas capable de nous rendre heureux par sa présence seule.


Dans ce cas :

  • Moins notre attachement à Dieu est fort, plus nous avons besoin de chercher le bonheur ailleurs et moins nous sommes heureux. Dit autrement: une fois nos besoins nécessaires comblés, la recherche de plus diminue notre capacité à être heureux et notre désir de nous attacher à Dieu.
  • Quand nous possédons le nécessaire et que cela ne nous satisfait pas, nous murmurons contre Dieu et lui disons: tu ne me satisfais pas.

Le contentement d’une vie simple est l’une des implications de l’Évangile les plus contre-culturelles dans les sociétés occidentales! Pour le vivre, nous avons besoin de la grâce de Dieu qui nous libère de nos idoles et du modèle de vie simple de Jésus.

Relevons le défi qui découle de l’Évangile: un mode de vie caractérisé par la simplicité.

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Raphaël Charrier

A 17 ans Raphaël s'engage dans l'armée dont-il est renvoyé moins de deux ans après. Il reprend alors l'école et obtient le bac à 23 ans. C'est à ce moment qu'il découvre la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ et place sa foi en lui pour être sauvé. Il poursuit ses études et obtient un diplôme d'Educateur Spécialisé. Il s'oriente ensuite vers des études de théologie pour se consacrer au service de l'Évangile. Diplomé de l'Institut Biblique de Genève, il est actuellement pasteur à l'Église Chrétienne Évangélique de Grenoble. Raphaël est marié à Marion et ils ont deux enfants. 

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