Il sacrifie sa fille et ça nous donne envie d’adorer

Cet article revient sur l'histoire horrible de Jephté qui sacrifia sa fille au nom d'un voeu fait à Dieu. Pourquoi a-t-il fait cela? Pourquoi l'a-t-elle accepté? Surtout, comment ce récit peut-il avoir sa place et son utilité dans la compréhension de Dieu et de sa grâce? Étonnamment, ce triste épisode révèle l’une des plus belles vérités de la Bible.

Dramatique. Injuste, et cruel. Le récit me donne envie de vomir (Jg 11.29-40). En plus d'être révoltant, il n’apporte rien à la trame biblique du plan de la rédemption. Si nous le sautons dans notre lecture, nous ne serons pas pénalisés dans notre compréhension du projet de Dieu. Pourtant, le Saint-Esprit nous l'a inspiré.

Bien triste histoire

Jephté a vécu durant une époque trouble. C’était un chef politiquement ambitieux et un héros de guerre courageux. Il n’avait qu’une fille qu’il aimait de tout son cœur. Il la faisait sauter sur ses genoux, l’appelait « ma petite princesse ». Imaginez-vous à sa place, quand il aperçoit au loin, une silhouette sortir de sa maison et reconnait sa fille…
À cet instant, il sait qu’il vient de perdre ce qu’il a de plus précieux et tout espoir de descendance.

Dieu avait respecté sa part du marché, alors Jephté devait respecter la sienne. Devant ses hommes, impossible de faire machine arrière.

Elle, comme toutes les filles, le considérait comme son héros. Son papa à elle, c’est le plus fort!
Quand elle a entendu qu’il avait remporté une très grande bataille contre les Ammonites, elle s’est empressée de sortir en dansant pour aller sauter à son cou et le féliciter.
Alors qu’elle se rapprochait de lui au rythme des instruments, elle vit quelque chose dans son regard qui la troubla… Son père lui révéla son vœu, et son univers s’effondra. Une tragédie digne de Shakespeare, ou des Feux De l’Amour.

Pourquoi Jephté a-t-il fait ce vœu fou?

Il y a chez Jephté un cocktail dangereux d’ignorance et d’arrogance spirituelle.

A-t-il agi par ignorance de la Loi de Dieu?

C’est une partie de la réponse. Plusieurs éléments vont dans ce sens :

  1. Jephté n’était pas un sacrificateur. Seuls les sacrificateurs pouvaient offrir des sacrifices.
  2. Le risque était bien réel que ce soit une personne qui sorte de sa porte, alors que tout sacrifice humain était absolument interdit par Dieu dans sa loi (Dt 12.31, 18.10).
  3. Jephté était-il convaincu que l’impossibilité de revenir sur un vœu fait à Dieu était un commandement non contradictoire et supérieur à celui de ne pas tuer sa fille (No 30.3-6)?
  4. Il aurait pu racheter son vœu moyennant une somme d’argent (Lé 27.1-8).

Toutes ces suppositions ne suffisent pas à expliquer son acte.

A-t-il voulu manipuler Dieu par incrédulité?

Le verset 30 nous donne un autre indice: « Si vraiment tu me donnes la victoire sur les Ammonites… »
Jephté croyait-il pouvoir manipuler Dieu en lui offrant une raison de plus de lui accorder cette victoire alors qu’il avait été établi par les anciens et que Dieu était avec lui (Jg 11.29 en particulier)?
Nous le savons, c’était une époque où, au lieu de suivre la loi de Dieu, « chacun faisait ce qu’il lui semblait bon » (Jg 17.6, 21.25). Jephté n’échappe pas à ce constat, il a fait ce qui lui semblait nécessaire pour obtenir la faveur de Dieu.

On ne négocie pas avec Dieu

Le marchandage avec la divinité était le propre des religions idolâtres. Ainsi, dealer avec Dieu n’est pas preuve de foi, mais d’incrédulité.
Cela démontre que nous ne comprenons pas qui est le Dieu de grâce qui n’agit que selon ses desseins bienveillants.

Adorer Dieu, c’est l’adorer selon sa volonté, pas la nôtre

La reconnaissance que nous devons lui manifester n’est pas selon notre bon vouloir, notre humeur ou notre originalité.
La reconnaissance manifestée à Dieu par la foi est en parfaite cohérence avec sa Parole. Elle est avant tout une obéissance à ses commandements, comme le rappelle Michel Johner:

La communion avec Dieu est avant tout fidélité. Elle est essentiellement, pour le croyant, une réponse à une promesse de grâce, qui toujours précède sa propre réponse, modeste et fragile.

Pourquoi sa fille a-t-elle accepté de mourir?

Question épineuse s’il en est.

Alors qu’on pouvait s’attendre à une vive objection, elle dit:

Mon père, si tu as donné ta parole à l’Éternel, agis envers moi comme tu l’as promis, puisque l’Éternel a réglé leur compte aux Ammonites, tes ennemis (Jg 11.36).

Elle aurait pu contester, elle aurait probablement pu trouver du soutien à sa cause. Elle aurait pu fuir ou tenter à son tour de négocier… Mais elle ne l’a pas fait.
Elle accepte librement son sort et ne fait même aucun reproche à son père. Pourquoi?

  • Par soumission au commandement d’honorer ses parents? Bien évidement, ce commandement n’implique pas de se soumettre à eux quand ils demandent de faire ce qui est contraire à la loi de Dieu.
  • Pour éviter le discrédit à son père?
  • Pour préserver la fragilité de l’unité d’Israël?

Le texte ne le dit pas.

Rien ne l’obligeait devant Dieu. Et c’est ce qui prouve sa motivation.

La seule raison pour laquelle elle fait cela, c’est par amour. Alors qu’elle ne lui doit rien, alors qu’elle n’est obligée de rien, alors qu’il ne le mérite pas, elle s’offre par amour.
Un amour qui ne se préoccupe pas des conséquences pour sa propre vie et décide de servir jusqu’à la mort. Un amour qui assume la faute de l’autre et en subit les conséquences.
Cette jeune fille nous rappelle que l’amour pousse même l’innocent à payer à la place du pécheur.

Un sacrifice inutile qui annonce le sacrifice indispensable

Le péché n’est pas une notion intellectuelle, mais une réalité. C’est une offense faite à Dieu.

Le sacrifice en était la piqure de rappel: à cause du péché qui a introduit la mort, on ne s’approche de Dieu que par un sacrifice. Ce n’est que par la mort que le péché est effacé à son tour.

En se sacrifiant, cette jeune fille, malgré elle, nous permet de méditer sur la nécessité et la perfection du sacrifice de Jésus:

  • La mort de la fille est un événement fortuit alors que la mort de Jésus est prévue de toute éternité.
  • Tout comme cette jeune fille, rien n’obligeait Christ à mourir pour nous.
  • Elle s’est sacrifiée pour un homme qui ne le méritait pas, Jésus s’est sacrifié pour nous qui ne le méritons pas.
  • Son sacrifice n’a pas lavé le péché de son père; au contraire, il l’a l’aggravé. Le sacrifice de Jésus, lui, est parfaitement efficace pour nous laver de nos offenses.

Le Christ, lui, a offert un sacrifice unique pour les péchés, valable pour toujours, et il siège à la droite de Dieu où il attend désormais que Dieu mette ses ennemis comme un escabeau sous ses pieds. Par une offrande unique, en effet, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché. (Hébreux 10.12-14)

Ainsi, le sacrifice de Jésus à la croix est la plus grande démonstration de sa grâce. Il endosse mes fautes, ma culpabilité, ma condamnation et ma punition… alors qu’il n’est pas obligé de le faire.

Un père imparfait qui met en valeur le Père parfait

Et si Dieu avait été un dieu à l’image de Jephté? Un dieu qui marchande et qui est injuste. Nous devrions trembler à chaque instant!
Heureusement pour nous, Dieu n’est pas Jephté: c’est lui qui condamne le péché, c’est lui qui exige un sacrifice et finalement c’est lui-même qui pourvoit au sacrifice. Alors qu’il est victime, il se fait coupable. C’est pour cela que le sacrifice de Jésus à la croix est la plus grande démonstration que Dieu puisse fournir de son amour pour nous.

Conclusion: il sacrifie sa fille et ça nous donne envie d’adorer

Dans ce texte, si nous pouvons nous identifier à quelqu’un, c’est à Jephté. À chaque fois que nous oublions que c’est par grâce seule qu’on s’approche de Dieu, nous lui ressemblons.
Mais nous avons un immense avantage sur lui: sa fille a dû assumer son péché pour lui, mais c’est Jésus qui assume le mien. Et c’est précisément par sa mort que Dieu me lave de mes fautes. Parce que je suis incapable de réparer mes péchés, il le fait pour moi.

Cette vérité est le cœur de notre relation avec Dieu. Je dois quotidiennement me rappeler que je m’approche de Dieu seulement par le sacrifice de Jésus pour moi. Il est suffisant pour lui, et pour moi.

Ainsi, ce texte, médité à la lumière de l’ensemble de la Parole, nous pousse à l’adoration de Dieu.

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait.(Rm 12.1–2)

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PS: je recommande l’article de Gerald Bray dans Sacrifice et expiation, écrit sous la direction de P. Berthoud et P. Wells. Il m’a été très utile et m’a inspiré dans cet article.

Raphaël Charrier

A 17 ans Raphaël s'engage dans l'armée dont-il est renvoyé moins de deux ans après... Suite à cela, il reprend l'école et obtient son bac à 23 ans. C'est à ce moment qu'il découvre la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ. Il lui donne alors sa vie. Il poursuit ses études et obtient un diplôme d'Educateur Spécialisé. Il s'oriente ensuite vers des études de théologie car il veut se consacrer au service de l'Évangile. Diplomé de l'Institut Biblique de Genève, il est actuellement pasteur à l'Église Chrétienne Évangélique de Grenoble (ecegrenoble.fr) et également associé au sein de France Évangélisation. Raphaël est marié à Marion et ils ont deux enfants.  

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  • Laurent Robitzer

    Bonjour Matthieu,
    Est-ce que le passage de Tite 2.1-9 concerne vraiment le discipulat ? Personnellement je n’en suis pas convaincu (ou du moins pas autant que Dever) sauf si l’on se contente de sa définition : « Aider les autres à suivre Jésus » mais dans ce cas tout est presque discipulat : envoyer une carte d’encouragement ou un sms, prier avec quelqu’un à la fin d’un culte, encourager à lire la Bible, etc. Il me semble que dans ce passage, Paul vise plus le « bon témoignage » que le discipulat : verset 4 :  » … afin que la Parole de Dieu ne soit pas calomniée. », verset 8 :  » … afin que nos opposants soient couverts de honte, n’ayant aucun mal à dire de nous. » et verset 10 : « … afin d’honorer pleinement la doctrine de Dieu notre Sauveur. »
    Alors évidemment cela aura sans doute un impact plus large et certaines personnes seront encouragées à suivre ou à rejoindre Jésus mais considérer ce « code domestique » (d’après moi mais on peut en discuter) comme un exemple de discipulat intentionnel me semble vraiment tirer par les cheveux.
    D’autre part, c’est l’idéal de la femme au foyer que Paul met en avant (v3-5) or le discipulat ne se réduit de loin pas uniquement à cela. Concernant les « jeunes gens », Paul recommande à Tite d’être exemplaire, mais son exemplarité vaut pour tous et de façon générale. Et je ne suis pas sûr que la soumission des esclaves à leurs maîtres soit véritablement une forme de discipulat.
    Bref, dire que « La Bible est claire concernant le discipulat dans l’Église (Tite 2.3-4) » entre personnes du même sexe en s’appuyant sur ce passage de Tite ne me semble pas justifier d’autant plus que Jésus lui-même ne s’y est pas tenu (histoire de la Samaritaine, par exemple). Par contre, dire que par sagesse ou par prudence ou par expérience (donc conduit par l’Esprit !) il vaut mieux faire du discipulat entre personnes de même sexe, là je signe les yeux fermés … mais ce n’est pas, à mon sens, un impératif biblique péremptoire.

  • Anicet ZEBI

    Bonjour Matthieu, j’aime bien le point 2. Nous devons anoncer l’Évangile au non-chrétiens et laisser le SAINT ESPRIT les convaincre. Bonne journée.

  • Pingback: Foire aux liens du 4 mars 2017 - Stephane Kapitaniuk ToutPourSaGloire()

  • Guy

    Parfois la Bible donne des silences que nous aimerions bien combler. L’histoire de Jephté en est un bel exemple.
    J’ai lu plusieurs ouvrages sur le sujet et certains commentateurs ont des idées très tranchées entre : « offerte en holocauste » ou « virginité perpétuelle » en donnant leurs arguments.
    Au final, j’aime bien la conclusion de F. Godet dans la Bible Annotée: « Cette dernière interprétation (holocauste) a été généralement reçue jusqu’au Moyen Âge, où les interprètes juifs ont commencé à proposer l’autre sens. Nous ne nous sentons pas en état de nous prononcer et laissons le lecteur décider lui-même en tenant compte des raisons pour et contre que nous venons de présenter. »
    N’oublions pas non plus que Jephté est cité dans Hébr 11:32.
    Bien fraternellement.

    • Laurent Robitzer

      Bonjour Guy,
      Il me semble que le silence de la Bible concernant le cas de Jephté est plus un silence de narration qu’un silence qui porte sur la compréhension de ce qui se trame ici.
      Le terme « holocauste » (v31) ou « mourir » (v38) laisse peu de place à une fin heureuse 🙁 . D’ailleurs, qu’est-ce qui peut sortir d’une maison si ce n’est un fils, une fille ou une épouse ? Il me semble que Jephté savait ce qu’il faisait en parlant d’holocauste mais étant donné qu’il n’y a pas de condamnation explicite du narrateur, on pourrait imaginer que Dieu approuve cette façon de faire. Et c’est là qu’on interprète le silence : qui ne dit mot consent ! C’est bien connu. Cependant, il est évident que ce n’est pas le cas : Dieu ne veut pas d’un voeu qui va à l’encontre de la Loi ( Ex 20.13 : Lv 18.21 ; Jr 19.5 ; …).
      D’autre part, le fait que Jephté soit cité en Hébreux parmi les « héros de la foi » ne signifie pas qu’il était irréprochable (tout comme David ou Samson, …).
      Bref, je peux concevoir que Jephté s’est tout simplement « planté » tout comme je peux concevoir qu’on peut avoir une autre lecture de ce passage, pour le moins étonnant !!

      • Guy

        Bonjour Laurent,
        Intéressantes tes remarques. Qu’y a-t-il de commun entre l’article et ton 2ème paragraphe ?
        Tous les deux vous parlez de mort (tuer au point 3 et jusqu’à la mort) et tu parle de mourir au v.38.
        De ce fait, le lecteur est automatiquement attiré par une fin tragique.
        Si il y a un silence de narration, c’est que ce point n’est pas si important que cela.
        L’important est ailleurs et pourtant, on aimerait bien savoir….
        Je ne sais pas l’hébreu, ni le grec, je ne suis pas théologien, ni fait d’étude de théologie. Simplement je lis ma Bible tous les jours depuis des années, m’interrogeant souvent sur des passages que je ne comprends pas. Alors je fais des recherches approfondies avec les différents outils dont je dispose. Je laisse de côté tous les « peut-être », « imagination » ou autre.
        Dans ce cas, j’ai viens de comparer 16 versions de la Bible en français et chose étonnante, seulement trois traduisent les v. 37-38 par « mourir avant d’avoir été mariée. » Français Courant, Parole de Vie et Semeur. Avec ces versions, impossible de faire des contrôles avec les Strong.
        Les 13 autres versions emploient le terme « pleura sa virginité sur les montagnes. » Ce qui est complètement différent et ouvre la porte à d’autres réflexions. Si tu désires avoir un autre regard, je te conseille, le commentaire de Godet dans la Bible Annotée et un commentaire intéressant dans la Bible Archéologique.
        Pour un lecteur attentif de la Bible, c’est clair que Dieu n’approuve pas les sacrifices humains.
        Dans un texte comme celui-ci, si nous désirons être fidèle à la Parole, comment serait la fin de la méditation (ou sermon) publique ?
        – Soit on en parle pas (puisque la Bible ne dit rien du futur).
        – Soit on présente les deux options.
        Bien fraternellement.

  • RINALDO

    Raisonnement totalement faux, étude incomplète et conclusion désastreuse. Vous n’avez absolument pas compris que la fille de Jephté n’est absolument pas morte, mais qu’elle a fait un voeu de chasteté et s’est consacrée à Dieu.C’est pour cela qu’elle pleure sur sa virginité : état qui ne changera pas pour elle. Ainsi vous faites tourner votre argumentaire fallacieux impliquant que Dieu accepte un sacrifice humain juste pour avoir le dernier mot!!! Mais je rêve!!! Et puis c’est comme cette histoire d’adorer le Seigneur parce qu’il est mort pour vous….vous croyez accéder à la vie éternelle juste parce qu’un autre est mort sur une croix pour vous???? Sérieux je crois que ce dogme à sérieusement besoin d’être revu…Je suis chrétienne, baptisée, née de nouveau et baptisée du Saint Espruit, j’entends parfaitement la voix de mon Seigneur et je l’AIME de tout mon coeur, malgrè tout mes imperfections…Et quand je vois les moutons que vous êtes chanter à tue -tête  » je suis lavé dans le sang de l’agneau »…je suis juste dégoutée… IL faudrait sérieusement commencer à réfléchir en dehors des cases et arrêter de prendre la Bible et ses 666 livres pour la seule vérité révélée de Dieu… Il se révèlerait par la bouche d’un âne s’il le fallait!!!

    Votre religion est à la base d’un système d’exploitation…ceux qui se sacrifient sont toujours les mêmes et ceux qui sont touchés par la grâce sont toujours les mêmes également….votre vision d’un Jésus (ce n’est d’ailleurs pas son vrai nom) Blanc ne fait qu’asseoir un système de suprématie blanche : puisque cette image largement dispensée sur la planète fait qu’inconsciemment la plupart des hommes et femmes chrétiens adorent un homme Blanc qu’il prennent pour leur sauveur…

    Très bonne méthode pour mentalement soumettre la semence d’Eve…le réveil est proche les enfants d’Israël vont bientôt savoir qui ils sont vraiment

    • Chère Rinaldo, j’ai juste envie de vous demander : Mais que faites-vous sur un site avec lequel vous êtes manifestement en un si total désaccord ?
      Moi, il ne me viendrait pas à l’idée d’aller sur un blog catho par exemple et de les injurier copieusement à propos de leur dévotion à la vierge et aux saints. Ou de vitupérer contre la croyance au Coran sur un site musulman ! Mais ce qui complique les choses, c’est que, parallèlement à votre rejet viscéral de la soumission aux Écritures seules et à la seule base de notre salut qui réside dans le sacrifice du Christ, vous vous dites née de nouveau, baptisée du Saint-Esprit comme nous. Vous nous accusez d’être des moutons et vous vous définissez comme brebis du Seigneur de la Parole ? Cherchez la cohérence !
      Je précise que je ne suis pas un gars de ce site, et ne suis pas toujours d’accord avec chaque article. Mais, comme vous le constatez ci-dessous, nos désaccords s’expriment dans le respect mutuel et la fraternité de ceux qui ont le même Sauveur et Seigneur : Jésus-Christ crucifié, ressuscité, glorifié et revenant bientôt pour prendre avec lui ceux qui auront placé leur foi en lui et qui marchent dans l’obéissance à sa Parole, sous le contrôle du vrai Saint-Esprit, celui qui confirme la Parole dans les cœurs !

      • RINALDO

        1-
        Je ne suis pas en désaccord avec le site, mais uniquement sur l’erreur de compréhension qui a été fait sur cette histoire.(quoi que je n’ai pas visité tout le site. Vous m’en donnez le droit ou je dois d’abord être d’accord avec tout ce qui y est dit?)

        2-
        Dieu merci nous avons encore la liberté de dire lorsque nous sommes en désaccord sur
        certains points…d’autant que dans ce cas précis il ne s’agit pas vraiment d’un
        désaccord mais simplement d’une erreur que je pointe du doigt.

        3-
        J’avoue que mon propos était un peu piquant, il est vrai que je n’ai pas oublié, ni le sel
        ni le piment…mais je suis tout de même moins virulente que Jean qui disait aux

        pharisiens qui venaient se faire baptiser : “Races de vipères, comment avez-vous appris

        à fuir la colère à venir“. Ou que le Christ qui s’adressait à eux en les traitant de “races de vipères “ également. Ils ne manquaient ni de sel ni de poivre dans leurs propos.

        4-
        Ce qui me met en colère dans votre manière d’aborder le sujet, c’est que vous n’utilisez plus
        votre faculté de réflexion et que tout est bon pour justifier l’injustifiable et surtout coller à votre Doxa,

        qui est à la base de votre juteuse Religion. Même des pratiques qui font horreur à l’Eternel.

        Depuis que je suis née de nouveau, le Saint Esprit me raconte une toute autre histoire que celle avec lesquelles certaines églises actuelles endorment les vrais descendants d’Israël.

        5-
        “Je connais le mensonge de ceux qui se disent Juifs et qui sont de la synagogue de Satan“…c’est
        peut être la révélation la plus importante de l’Apocalypse, et qu’un certain mouvement religieux cache de manière très consciente.

        6-
        Désolé…le fait que quelqu’un tue son enfant même au nom de Dieu, ça ne me donne absolument pas
        envie de l’adorer…et en plus c’est même pas ce qu’il y a écrit…

        7-
        Et n’essayez même pas de faire un quelconque lien avec ce que vous appelez le sacrifice de
        Jésus-Christ… Comprenez vous seulement que Dieu l’a envoyé annoncer un messager
        aux brebis perdues d’Israël…Il y avait 99.9% de probabilité qu’il soit tué et
        il le savait et a accepté la mission par Amour pour la Terre et pour les Hommes. Cependant
        il y avait aussi une probabilité, certes faible pour que les Pharisiens…détenteurs
        de la “connaissance“ spirituelle de l’époque et que les pouvoirs Politiques et
        Economiques Romains (qui n’ont pas réellement changé depuis cette époque) soient
        touchés par son message et l’accepte au lieu de se sentir menacé et le crucifie.

        Le libre arbitre dont l’homme jouït à la particularité de laisser à Dieu le loisir d’être surpris par les Hommes…malheureusement cela doit lui arriver assez rarement (enfin, si c’est rare, ça je n’en sais
        rien à vrai dire).

        Si vous aimez vraiment le Christ, arrêtez de prendre pour symbole de votre adoration l’objet de ses plus douloureuses expériences. Personnellement je ne comprends pas comment vous pouvez encore
        supporter cette croix, qui le fige dans le moment le plus sombre de l’histoire de l’humanité

        alors qu’il règne en Seigneur Tout Puissant dans les lieux célestes à la droite du Père

        après avoir ressuscité…

        Personnellement le message que je retiens de mon Seigneur : “Ne fais pas confiance aux institutions
        religieuses et aux pouvoirs en place, car même quand Dieu se présente à elles, empoissées dans leurs certitudes, elles ne le reconnaissent pas“.

        Et c’est surpenant : ce sont ces mêmes institutions qui au fil de l’histoire, la main dans la main ont dispersé, utilisé et menti aux brebis perdues d’Israël.

        C’est d’ailleurs pour cela qu’Il revient de manière à ce que personne ne puisse douter de qui Il est…

        et combien cela me tarde !

  • ii

    Quelque part, j’admire votre foi.
    Réussir à trouver une occasion de louer à partir de ce message me reste impressionnant.

    J’ai hâte de voir la suite du traitement du livre des juges :
    « Il donne sa femme en pâture pour qu’elle se fasse violer puis la découpe et ça nous donne envie d’adorer ».

    Humour noir mis à part.
    Le traitement du cas de Jephté me laisse perplexe.
    Il est tout de même animé par l’Esprit Saint donné personnellement par Dieu. Le texte laisse penser par lien de cause à effet que Dieu donne bien sa victoire après se vœu; Et ce même texte reste muet sur une quelconque désapprobation divine sur ce sacrifice comme sur son entêtement dans le reste du passage et sur le fait qu’il tue ses propre compatriotes.

  • Theophile Kelly Naomie Cournim

    MENSONGE!
    MENSONGE! Vous rendez-vous compte de la gravité de ce que vous
    enseignez ? Ce que vous dit est très grave, car vous enseignez des
    faussetés. Si Dieu ne vous à pas appelez à enseigner alors n’enseignez
    pas ! Ou du-moins, enseignez uniquement sur
    les sujets que vous maîtrisez. Car soyez en certains, vos enseignements
    erronés peuvent troubler le coeur de beaucoup. Ne connaissez vous pas
    ses paroles qu’a prononcées l’Éternel par la bouche de son prophète
    Jéremie. Voyez cela ici:
    Jéremie 7v31
    « Ils
    ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, pour
    brûler au feu leurs fils et leurs filles : ce que je n’avais point
    ordonné, Ce qui ne m’était point venu à la pensée. Amen  »
    Ou encore ses paroles que Moise à prononcer.
    Deutéronome 18 verset 10 :
    « Il ne se trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu. » Amen

    Ici,
    Dieu nous dit, que recevoir ou accepter un sacrifice humain ne lui à
    jamais effleurer l’esprit. Et même que celui qui fait une telle chose
    est en abomination à ses yeux.
    Comment donc avez vous donc pu pensez, ou même considérez que Dieu pourrait agréer une telle chose !
    Ne s’avez-vous pas qu’il est le même et qu’il ne change pas?!
    Ne s’avez-vous pas qu’il n’y à pas de folie en lui!?
    Comment
    pourrait-il prendre plaisir à voir le sang d’une innocente verser en
    sacrifice en son honneur ; surtout, que cette fille, était une fille
    d’Abraham !La vérité sur la fille de jephté, la voici :
    Jephté
    voulait dire qu’il affecterait au service exclusif de Dieu celui ou
    celle qui viendrait à sa rencontre. La Loi stipulait que des personnes
    pourraient vouer leur vie à Dieu. (pour les hommes, on appelait cela le
    naziréat). Et pour les filles, par exemple des femmes servaient au
    sanctuaire, où elles étaient peut-être chargées du transport de l’eau ou
    de d’autres tâches (Exode 38:8).
    Il est dit qu’après
    qu’il lui eut accordé deux mois pour « pleurer sa virginité » son père
    dû accomplir son vœu et sa fille consentit au sacrifice, qui consistait
    probablement à l’envoyer servir à plein temps dans la maison de Dieu, au
    sanctuaire. Elle pleura sur sa virginité, car chez les Israélites, on
    désirait avoir des enfants afin de perpétuer le nom et l’héritage de la
    famille et comme elle devais appartenir à l’Éternel, elle ne pourrait
    pas non plus connaître d’homme, et donc ne pourrais pas avoir d’enfant,
    voilà pourquoi il est dit qu’elle pleura longtemps sur sa virginité.
    Jephté, quant à lui, allait devoir se priver de la compagnie de sa fille
    unique qu’il aimait tant. La fille de Jephté ne fut pas la seule à
    respecter les vœux de ses parents, plus tard le jeune Samuel fit de même
    (1 Samuel 1:11). Sa mère fit le vœu de le donner à Dieu si celui-ci lui
    donnait un fils. Pourquoi aurait-elle fait le vœu de vouloir enfanter
    pour ensuite sacrifier son enfant ?
    Ses paroles sont justes et véritables et cette interprétation est certaine.
    Je
    vous demanderais donc de supprimer votre article, et de vous excuser
    après de vos lecteurs, afin qu’il n’y ait pas de confusion dans le coeur
    de ceux qui vous on lus. Cela évitera qu’ils aient une vision erronée
    du cœur de Dieu à cause de ce que vous avez écrit.
    J’espère que vous le ferez.
    Shalom, soyez bénis

    • Raphaël Charrier

      Bonjour,
      je vous encourage à lire l’article.