Etonnant! Jésus était-il le plus joyeux des Hommes?

La culture populaire retient de Jésus un enfant dans une mangeoire, un visage dépressif sur un vitrail, un agonisant sur un supplice. Oui, Jésus a connu la souffrance et la tristesse. Plus que quiconque même. Mais, il a aussi connu une joie plus grande que quiconque sur Terre. Et cela est très important pour nous.

Quand nous pensons à Jésus, nous pensons à la croix. C’est bien, nous en avons besoin.
Mais Jésus ne s’est pas simplement incarné, lorsqu’il avait une trentaine d’années, sur le mont Golgotha.
Il fallait aussi qu’il vive pour pouvoir nous offrir, par la croix, son obéissance en échange de notre culpabilité.
Sur Terre, il a activement accompli la Loi de Dieu : il a aimé le Père parfaitement et son prochain comme lui-même.
**Jésus a connu sur Terre une joie parfaite. Une joie qu’aucun autre homme n’a jamais expérimentée depuis la chute d’Adam.**
En effet, dans l’Évangile selon Jean (Jn 17.13), Jésus exprime au Père:
> Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux *ma joie parfaite*.

Voici quelques raisons pour lesquelles Jésus a connu une joie parfaite :

Il a connu la joie que procure la vie sans péché

Le péché nous plonge dans les ténèbres, il nous traîne dans la boue, il nous humilie et nous détruit. Il contamine et corrompt tout en nous (Ro 7.17-21). Il fait de nous des esclaves de nous-mêmes, du monde et nous maintient sous la tyrannie perverse de Satan (Jn 3.20 ; Ro 3.9-11 7.18, 8.7-8, 14.23, Ép 2.1-8).
Jésus, lui, n’a jamais péché. Il a connu la tentation et cela l’a fait souffrir. Mais il a connu la joie de l’obéissance et de l’innocence (Ps 58.11).
Si le péché corrompt l’homme créé à l’image de Dieu, nous pouvons attester que Christ, dans son *impeccabilité* (incapable et innocent du péché) fut le plus humain des hommes. À ce titre, il a connu une joie que le péché ne peut ternir et fut aussi le plus heureux des hommes.

L’implication?

**Si nous ignorons sa vie, sa mort perd son sens.**
Revêtant notre humanité, Jésus a partagé tout le panel des émotions que nous pouvons expérimenter, sans toutefois jamais pécher.
**Il n’est donc pas mort pour ses péchés, mais pour les miens. La joie de son innocence s’est effacée à la croix pour qu’il porte la honte de ma culpabilité. C’est ce qui rend son sacrifice parfait.**
Là où Adam a failli, là où moi je chute, lui est vainqueur. De ce fait, non seulement il peut comprendre ce que je vis face à la tentation du péché, mais aussi me porter secours (Hé 4.15).

Il a vécu la joie de la communion parfaite avec le Père

L’homme a été créé pour vivre en communion avec Dieu. La chute d’Adam l’en a privé et fait entrer le péché dans le monde. Ainsi, nous sommes tous privés de la glorieuse présence du Père si nous ne sommes pas au bénéfice de l’œuvre de réconciliation du Christ (Ro 3.21, 5.12-14).
En tant que Fils, deuxième personne de la trinité, Jésus était l’*Emmanuel*, le Dieu qui est avec nous (Es 7.14).
Mais il était aussi le second Adam, celui qui s’est uni totalement à nous, jusqu’au point de devenir, lui aussi, comme nous: un homme (Rom 5. 12ss, 1Co 15.45, Ph2.7).
Tout en s’identifiant totalement à nous, il est demeuré le bien aimé du Père de toute éternité. Il était et vivait, dans son humanité, une communion avec le Père qu’aucun homme n’a connue (Jn 17.22). Il a donc vécu ce que nous avons tous besoin d’expérimenter comme norme de vie : l’intimité parfaite avec le Père qui est lui-même le bienheureux de toute éternité (1Ti 6.15).
En tant qu’enfant de Dieu, par le Saint-Esprit, nous goûtons tous à cette joie. Jésus, lui, s’en rassasiait, et cela le rendait parfaitement heureux…

L’implication?

**Jésus a accepté de subir la peine de la séparation et enduré la colère de la condamnation pour que nous puissions connaître la joie de la réconciliation. Grâce à son œuvre, nous connaissons la joie du salut et sommes des citoyens heureux de son royaume.**
La promesse de l’Évangile est qu’en lui, nous découvrons que Dieu se réjouit de nous sauver comme un berger qui:

Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle chez lui ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue. (Luc 15.5-6)

Ainsi, plus nous nous réjouissons de notre communion avec Dieu grâce à Jésus, plus Dieu est glorifié dans nos vies (la ressemblance avec la fameuse maxime de J. Piper est assumée^^).

Il a vécu la joie de s’offrir pour notre rédemption

Alors que Jésus est en train de « débrieffer » avec ses 70 disciples revenus de mission, il leur rappelle qu’ils doivent par-dessus tout se réjouir de leur salut. À ce moment-là, le Saint-Esprit le transporte subitement lui-même  dans une joie extraordinaire, qui le pousse à l’adoration :
>Jésus *tressaillit de joie par le Saint-Esprit* et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, parce que tel a été ton bienveillant dessein. (Luc 10.22)
**En invitant ses disciples à plonger leur regard dans leur salut, Christ contemple lui-même le plan de Dieu est en déborde de joie.**

L’implication?

**Pour que nous connaissions ce salut, Jésus savait qu’il devait mourir. Cependant, Jésus se réjouissait du plan du Père pour nous. Il était joyeux d’offrir son sacrifice pour que Dieu en soit glorifié parmi les hommes.** Nous découvrons, grâce à son modèle parfait,  que c’est la joie de voir le Père glorifié qui doit animer notre service. De quoi sonder nos motivations…

Un jour, je connaîtrai moi aussi la joie de Jésus!

« À la vue de l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie » (Mt 2.10).
**Un jour, je verrai Jésus, l’étoile du matin, face à face (Ap22.16). Je connaîtrai alors la plus grande joie qu’un homme puisse connaitre.** C’est à cela que je veux m’accrocher dans les difficultés ici bas. J’entrerai dans la joie de mon maître pour l’éternité.
Un jour, par sa grâce, je connaîtrai moi aussi **la joie d’être totalement et définitivement libéré du péché.** Un jour, je serai pur comme Jésus.
Mais aujourd’hui, je me réjouis déjà. En effet, le Saint-Esprit vivant en moi a pour but de me faire ressembler à Jésus, et ainsi de goûter à sa joie (Ga 5.22, 1Te 5.23, 1Pi 5.10).

Raphaël Charrier

Raphaël est marié à Marion et ils ont deux enfants. A 17 ans Raphaël s'engage dans l'armée dont-il est renvoyé moins de deux ans après. Suite à cela, il reprend l'école et obtient son bac à 23 ans. C'est à ce moment qu'il découvre la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ et lui donne sa vie. Il poursuit les études et obtient un diplôme d'Educateur Spécialisé. Il s'oriente ensuite vers des études de théologie car il veut se consacrer au service de l'Évangile. Diplomé de l'Institut Biblique de Genève, il est actuellement pasteur à l'Église Chrétienne Évangélique de Grenoble (ecegrenoble.fr) et également associé au sein de France Évangélisation.  

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