Avoir une conviction sur le Parler en Langues, est-ce suffisant?

Quelle que soit votre position, vous allez lire cet article en vous demandant de quel côté ça va encore tomber… Mon but n’est pas de soutenir ou de réfuter la validité du don de parler en langues angéliques (d'autres le font mieux que moi quel que soit leur avis).

Je vais prendre un autre angle. Comme pour tous les sujets clivants dans le cadre de la théologie évangélique, l’enjeu n’est pas seulement le sujet, mais aussi la manière dont nous défendons notre position. Quelle qu’elle soit.

À titre personnel, aborder le sujet “des langues” ne me pose aucun problème et si ma position est connue, cela ne me gêne pas. (Je suis « non charismatique » — le terme est bien malheureux— mais, mon avis personnel on s’en moque!) J’aime mes frères et sœurs « charismatiques » et j’ai régulièrement la joie de collaborer avec eux.

Un sujet théologique secondaire…

La majorité des auteurs que je connais s’accorde pour dire qu’un éventuel don de parler en langue des anges est secondaire dans la théologie évangélique. Du moment que l’on n’en fait pas un signe distinctif de la régénération… Bien entendu.

Aux conséquences pastorales malheureuses…

Cependant, nous ne pouvons pas ignorer (du moins dans notre contexte occidental) les nombreuses conséquences pastorales que le sujet soulève.
Le siècle dernier a vu beaucoup d’amitiés déchirées, sans parler du nombre d’Églises, à cause de ce sujet.
Il n’y a qu’à voir la façon dont le sujet agite toujours les chrétiens sur les réseaux sociaux pour se rendre compte qu’il est toujours controversé.

 

2 expériences personnelles qui illustrent notre problème:

La première fut lors d’un voyage, alors que j’étais tout jeune chrétien.
Alors que je n’avais pas trop d’avis sur le sujet, des amis charismatiques m’ont intimé de les laisser m’imposer les mains pour que je reçoive le parler en langues afin “de découvrir enfin la puissance de la prière” et “d’arrêter de faire du sur-place dans ma vie spirituelle”. Leur insistante fut tellement lourde, que j’ai accepté.
C’était non seulement troublant, mais cela m’a aussi jeté dans un grand désarroi: Me manquait-il un don pour être en communion avec Dieu? Finalement, pourquoi Dieu ne me l’accordait-il pas? Pourquoi n’étais-je pas comme eux? Il m’a fallu quelques jours pour découvrir à nouveau l’assurance de mon salut et la suffisance de Christ pour moi.

La deuxième s’est passée quelques années plus tard.
Lors d’un congrès, une sœur est venue me voir en demandant à me parler. Ce qu’elle m’a dit m’a mis KO debout. Elle m’a remémoré sa présence lors d’un débat que j’avais eu avec des amis sur le sujet, plus d’un an auparavant.
Avec courage, elle m’a témoigné de la façon dont elle avait été blessée par mes remarques lors de cette joute.
Bien que neutre, elle était restée triste par mes propos méprisants à l’encontre de mes frères et sœurs charismatiques. Avais-je raison? Ce n’était pas son problème. Ce qui l’avait choquée, c’était ma suffisance.
Personnellement, je me souviens à peine de ce débat, alors que ma sœur se remémorait parfaitement mon manque d’amour et mon orgueil.
KO, car je savais qu’elle avait raison. Mon vrai problème dans un débat, c’est mon orgueil.

 

Le seul remède

Mes amis et moi-même faisions la même erreur que l’Église de Corinthe. Le travers de l’orgueil était un de ses péchés majeurs: “Puisque j’ai raison, je suis, moi, plus spirituel et intelligent que toi… Et puisque je suis plus spirituel et plus intelligent que toi, je te suis supérieur. Et puisque je te suis supérieur, je peux te mépriser, ce n’est pas trop grave.

2000 ans plus tard, nous vivons dans une culture du moi, où les capacités ont beaucoup de place. Pas étonnant que nous fassions des dons un sujet central.
L’ironie à propos du parler en langues? Nous en faisons le sujet central de 1 Corinthiens 12–14, alors que Paul l’utilise justement pour illustrer ce que les Corinthiens avaient totalement mis de côté… mais qui est le plus important pour lui.

Ainsi, quelle que soit votre interprétation, je vous partage ma conviction: vous devez chercher à appliquer 1 Co 13 lors de votre défense doctrinale.
Ce qui donnera:

“Quand j’exprimerais parfaitement ma doctrine sur le parler en langues, si je n’ai pas l’amour, je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.
Et quand j’aurais été sûr de mon expérience, possédant toute la connaissance sur le sujet, quand j’aurais même convaincu un maximum de personnes que j’ai raison, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien…”

Alors, KO ?

 

Mon bilan personnel: ma conviction n’est pas suffisante

Je ne dis pas que nous ne devons pas avoir d’avis. J’ai le mien, et j’espère savoir le défendre avec honnêteté intellectuelle… mais pas sans amour!
Je ne dis pas non plus qu’il ne doit pas y avoir de débat. Comment pourrait-on faire accepter ça à un Français! Au contraire, je pense qu’ils sont, dans une certaine mesure, sains, du moment qu’on respecte certaines règles (j’y reviens à la fin de ce post).

Mais j’ai compris que si l’autre doute de mon amour pour ceux qui ne croient pas comme moi, j’ai ipso facto tort. Selon Paul, je me disqualifie. Plus grave, je fais du mal à l’Église du Seigneur.

Il me semble inévitable de ne pas avoir une confession de foi qui aborde clairement le sujet. Je défends celle de mon Église, car j’en suis convaincu.
Mais ce n’est pas suffisant, il faut aussi que j’aie une pastorale biblique dans la façon de traiter le sujet.

 

Les 2 conseils d’un jeune responsable qui espère ne jamais voir son Église se diviser

Afin de ne pas reproduire le péché des Corinthiens dans leurs débats internes sur ce sujet, quelle que soit votre position et celle de votre Église :

  1. La position de votre Église locale ne doit pas être méprisée, mais respectée. Votre Église est plus importante que votre personne. Si son cadre vous empêche vraiment de vivre votre foi, le plus sage est probablement de vous joindre à une nouvelle communauté, dans la paix avec tous, et sans chercher à entraîner les autres avec vous.
  2. Quel que soit l’avis d’un frère ou d’une sœur sur ce sujet, il ne doit jamais croire qu’il est méprisé. Mieux! il ne doit jamais douter que vous l’aimez. Si cette attitude est réciproque, nous pouvons conclure que nous sommes d’accord d’être en désaccord sur le sujet, nous encourageons à appliquer le point précédent puis passons à autre chose.
    Nous avons mieux à faire pour honorer Dieu et le faire connaître.

 

Le mot de la fin à Paul:

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Ph 2.3)

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Raphaël Charrier

A 17 ans Raphaël s'engage dans l'armée dont-il est renvoyé moins de deux ans après. Il reprend alors l'école et obtient le bac à 23 ans. C'est à ce moment qu'il découvre la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ et place sa foi en lui pour être sauvé. Il poursuit ses études et obtient un diplôme d'Educateur Spécialisé. Il s'oriente ensuite vers des études de théologie pour se consacrer au service de l'Évangile. Diplomé de l'Institut Biblique de Genève, il est actuellement pasteur à l'Église Chrétienne Évangélique de Grenoble. Raphaël est marié à Marion et ils ont deux enfants. 

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33 thoughts on “Avoir une conviction sur le Parler en Langues, est-ce suffisant?

  1. Magnifique article @raph, merci!

    1. Raph dit :

      Bonjour Matthieu, merci pour votre commentaire.
      Cordialement,

  2. Richard H. dit :

    « Mon vrai problème dans un débat, c’est mon orgueil. »

    Heureusement, il existe une solution facile à votre problème ; non pas supprimer ou même réprimer l’orgueil, ce qui s’avère toujours pénible et assez inefficace, mais tout simplement éviter le débat ! Ne jamais répondre aux objections sérieuses, voilà le vrai secret de la sérénité pastorale. Que le clerc se contente de décharger son sermon du pupitre ou son article du clavier, sans jamais se préoccuper des réactions, son autorité n’en sortira que renforcée. Avant tout il faut soigneusement éviter toute question clivante, relative à la vérité. Par exemple dans le problème des langues, il ne faut jamais tolérer un examen et une analyse des sons eux-mêmes, mais toujours rester sur des généralités théologiques ou relationnelles. Du reste on écartera aisément ce péril, en restant évasif, ou en répondant d’une voix ferme, comme le juge dans les séries américaines : la question ne sera pas posée !

    1. Raphaël Charrier dit :

      Merci Richard !

  3. Pouah, enfin ! Super article, vraiment ! Sois bénis !

    1. Raphaël Charrier dit :

      Merci !

  4. Jean Schott dit :

    Super article

    1. Raphaël Charrier dit :

      Merci Jean !

  5. D’accord avec toi, Raphaêl ! Cette attitude humble doit aussi être celle qui prévaut dans les débats calvinistes/arminiens, créationnistes/évolutionnistes chrétiens, millénaristes/amillénaristes…
    Une seule ligne de clivage bibliquement est justifiable, à mon avis : l’appartenace/la non appartenance à Jésus-Christ comme seul Sauveur et seul Seigneur ! (‘J’inclus bien évidemment les 3 personnes de la Trinité !) Au passage, salut à toi, Mickaêl !

    1. Raphaël Charrier dit :

      Effectivement, le principe est valable pour tous les sujets. Y compris avec, par exemple un musulman. S’il doute de mon amour envers lui alors que je lui exprime un désaccord, je pense que je fais fausse route. Cela ne contredit pas une défense de la foi chrétienne qui devrait nous pousser jusqu’à sacrifier nos vies si nous le devions.

    2. Raph dit :

      Oui tout a fait Claude !

  6. Frédéric Coppin dit :

    Pour résumer, le fruit de l’Esprit est nettement plus important que les dons!
    Très bonne réflexion

    1. Richard H. dit :

      Non, on ne peut pas laisser dire cela ; l’article se résume à : Peu importe que le don d’autrui soit réel ou non pourvu que je lui manifeste le fruit de l’Esprit . La même attitude peut d’ailleurs très bien se généraliser à d’autres questions que celle du parler en langue : Peu importe que mon frère catholique prie ou non la Vierge Marie, pourvu que je lui démontre que je l’aime.

      Ce principe contient évidemment un présupposé, à savoir que le fruit de l’Esprit reste indifférent au vrai ou au faux, que l’amour du prochain ne se préoccupe pas de le savoir dans la lumière ou les ténèbres .

      Attitude qui s’étend même à nos commentaires : Peu importe qu’ils disent quelque chose ou non, pourvu que cela soit positif.

      1. Cher Richard, je ne crois pas que quelqu’un dans ce débat défende une ligne si laxiste, qui serait en effet vraiment tout sauf selon l’esprit de l’Évangile.
        Frère, comme vous, je suis un amoureux de la vérité (annexe 1) , et, longtemps, je croyais devoir la défendre « bec et ongles » envers quiconque contestait une de mes chères convictions tellement bibliques ! Je pense que j’ai fait beaucoup de casse, et je pense que ma manière cavalière de défendre mes vérités a dû en vacciner plusieurs contre elles.

        En mûrissant, j’ai remarqué plusieurs choses :
        – que la Vérité biblique, bien qu’unique dans l’absolu, est néanmoins bien complexe, avec des points parfois bien difficiles à trancher sans hésitation, même pour un apôtre Pierre, lisant son collègue Paul… (annexe 2)
        – qu’il existe un corpus de doctrines fondamentales qui nous permettent de nous reconnaître comme frères et sœurs : comme dit plus bas, Jésus-Christ, seul Sauveur et Seigneur, ce que je dois compléter par une pleine adhésion aux 5 Soli des réformateurs : cette base de communion me semble sûre et inaliénable !
        – qu’il existe encore beaucoup de doctrines importantes, auquel l’amour fraternel ne va nous faire renoncer, ni les faire amalgamer, mais qui n’empêchent pas une pleine reconnaissance de l’autre comme frère ou sœur et de jouir de la communion fraternelle avec eux, (ci-dessous juste un exemple en annexe 3)
        – que le Seigneur Jésus est la Tête d’un seul Corps, son Eglise pour qui il a donné son sang, et que dans l’éternité, tous les rachetés seront ensemble, avec Christ,
        – que ce corps était composé de plusieurs membres très différents, avec chacun son arrière-plan familial et ecclésial, sa sensibilité propre, ses difficultés à voir clair, ses lenteurs à croire et à obéir, et tous ensemble, notre immense besoin quotidien de grâce, besoin qui nous pousse à notre tour à accueillir l’autre avec grâce !
        Vous voyez, cela n’a rien à voir avec l’œcuménisme ambiant où tout serait bon, pourvu qu’on s’aime !

        ANNEXE :
        1) constatez-le sur mon site : http://pourquoi.je.vis.free.fr
        2) Vous prêchez, frère ? Encore exactement pareil qu’il y a 40 ans ? 🙂 Moi, pas ! Seuls ceux qui sont figés n’évoluent pas et continuent à avancer comme sur des rails, sans réflexion et sans confrontation !
        3) Illustration : Il y a 40 ans, il était impensable que nous ayons des rencontres fraternelles avec l’Eglise pentecôtiste voisine. Depuis, nous avons pu reconnaître en leurs membres d’authentiques enfants de Dieu, exemplaires pour nous par… leur accueil à notre égard ! Aujourd’hui, nous nous rencontrons avec plaisir, autant individuellement que collectivement.
        MAIS : avant la 1e rencontre, nous nous étions mis d’accord que les responsables de chaque église allaient informer leurs membres sur les points de doctrine sur lesquels nous n’étions pas d’accord. J’ai personnellement enseigné notre Eglise sur le baptême du Saint-Esprit, sur le don de guérison, le don du parler en langues etc; et nous leur avons dit que ce qui nous causait le plus de soucis (jusqu’à ce jour !), c’était le fait que nos amis faisaient du parler en langues le signes normatif du baptême du Saint-Esprit.
        >> C’est donc une communion dans une parfaite transparence, sans compromis : notre Confession de Foi est restée intacte et appliquée !
        4) Raphaël, je ne voudrais pas t’importuner. Dis-moi si je suis allé trop loin dans ma réponse sur ce qui est quand même… ton blog !

        1. Raphaël Charrier dit :

          Très sage Claude !

      2. Frédéric Coppin dit :

        Ma réponse demandait peut-être plus de développement: quand je parle du « Fruit de l’Esprit » selon Galates 5:22, il va de soi que je n’y inclus pas une sorte de « tout le monde il est beau, il est gentil et il a raison ». Je n’ai jamais lu cela dans ce verset. Mais réduire cet expression de l’Esprit au travers de nous au seul « amour » est assez trompeur. La fidélité nous impose de rester fidèle à notre foi et à l’autre sans m’ériger en juge de ses convictions, la maitrise de soi et donc de mes propos m’impose de savoir répondre, selon la vérité, mais avec amour et en gardant toujours pour mon interlocuteur suffisamment de considération pour qu’aucune forme de mépris ne s’exprime, même si je suis convaincu de son erreur et/ou de son refus de regarder la vérité en face. La paix qu’il nous appartient de conserver dans notre relation à l’autre, pour autant que cela dépende de nous… j’ai pris les manifestations DU Fruit ( et un seul fruit il me semble sous plusieurs « formes ») telle qu’elles me sont venues. L’amour doit se manifester avec ces diverses teintes pour être véritablement amour selon Dieu il me semble. Sinon nous risquons de toute évidence de glisser vers quelque chose qui en aurait peut-être le goût et la couleur, bien que dénuée de toute sa substance

        1. Richard H. dit :

          Claude, Frédéric,

          Mon intervention n’ avait pour but de relancer une discussion philosophique sur la vérité et l’amour, mais de rectifier une opinion exprimée à propos de l’article. Frédéric soulignait dans son premier commentaire la primauté du fruit de l’Esprit sur les dons de l’Esprit, ce en quoi il a entièrement raison : les dons de l’Esprit sont en somme extérieurs au chrétien, ils lui ont été donnés pour un temps et il ne les emportera pas avec lui au Ciel, mais il devra rendre compte de l’usage qu’il en aura fait. Tandis que le fruit de l’Esprit concerne au contraire sa personne elle-même, son caractère acquis depuis sa conversion et avec lequel il sera trouvé au moment de sa mort, pour paraître devant le Seigneur.

          Ceci dit l’article de Raphael ne porte pas sur une comparaison entre l’importance du fruit de l’Esprit et l’importance des dons de l’Esprit, mais entre l’importance du fruit de l’Esprit (l’amour) et l’importance de la question de la réalité des dons de l’Esprit (savoir si le parler en langue contemporain vient de l’Esprit ou pas), ce n’est pas du tout la même chose !

          Dans les passages bibliques relatifs aux dons spirituels Paul suppose bien évidemment qu’il s’agit de dons authentiques et non de contre-façons. Or c’est précisément l’authenticité qui est en question dans la controverse de la glossolalie moderne ; on ne peut donc pas s’en tirer avec des déclarations d’amour ou des psychodrames au cours desquels on auto-flagellerait son orgueil, qui s’empresse d’ailleurs de reparaître avec la moindre contradiction. C’est pourquoi je conseillais plutôt l’usage de la tour d’ivoire cléricale, c’est-à-dire d’ignorer tout simplement les objections des simples laïcs ou supposés tels, conseil qui du reste n’a pas besoin de moi pour être largement suivi.

      3. Raph dit :

        Bonjour Richard,
        je pense que vous avez lu trop vite l’article pour le résumer ainsi. Je vous rassure, je lis souvent aussi trop vite !
        Je vous invite à le relire et vous découvrirez que je ne crois pas que toutes les questions soient au même niveau d’importance. De plus ma réflexion se situe dans le cadre de la théologie évangélique.

  7. Isabelle dit :

    Bonjour,

    Si chacun partait de ce que dit les écritures alors il n’y aura pas de division, dommage que bien souvent chacun part de ce qu’il sait ou de ce qu’il croit.

    Jésus n’a jamais rien dit au sujet du « parlé en langue » quand au passage des actes, dont se
    servent les charismatiques, dans ce passage, il ne s’agit pas de la langue des anges mais des langues étrangères pour annoncer l’évangile, la bonne nouvelle à toutes les nations, car c’est ça qui est important.

    A quoi me sert de parler en langue si personne ne peux me comprendre ? Ai-je besoin d’une
    langue spéciale pour parler avec le créateur du langage ?

    Qu’importe les dons, Le Don c’est Christ et Il est venu pour donner Sa Vie,pour que chacun puisse enfin vivre, vivre pour Dieu.

    Le message de Christ est de croire en Dieu et de croire en Celui qu’Il a envoyé et pour croire, j’ai besoin de Le connaître.

    La seule chose qui a de la valeur, la seule chose qui compte, c’est la Parole qui est dans les écritures.

    Je ne suis pas d’accord avec le fait de tout laisser dire, l’Amour de Dieu n’est pas sentimentale, il est perspicace, c’est comme quand quelqu’un se noie,parfois le sauveur devra le bousculer un peu, après tout dépend si on ne veut que la vérité ou si on prend un peu de tout, La Vérité c’est Jésus, grâce et Vérité (Jean 1.

    Seul l’Esprit convainc, l’Esprit attire et Il attire en révélant qui est Dieu car Il est merveilleux et Il fait tout à merveille.

    Jésus a agit comme le Père, Il parlait, Il attirait tous ceux qui venait à Lui et chacun était à Ses pieds émerveillé par Lui, par ses actes, par sa façon de montrer les choses par Sa façon de Vivre… et tous ceux qui sont de Lui, agissent pareillement, en essayant de Le montrer à Lui, en essayant au mieux de dire qui Il est et quelle est Sa volonté.

    Celui qui a crée la famille de Dieu, c’est Jésus et comme c’est Sa famille, et que nous sommes lié par Son Esprit, c’est Lui qui nous lie, c’est dans Son Amour, c’est en Lui que nous nous aimons car pour l’homme c’est impossible mais en Christ c’est fait.

    Mon adresse mail : bouletisabelle@yahoo.fr

    Isabelle

    1. Raph dit :

      Bonjour Isabelle,
      oui vous avez raison, il ne faut pas tout laisser dire. Tout doit être scrupuleusement examiné au regard de la Parole de Dieu. Personnellement, je constate dans les deux « camps » un amour partagé pour les Ecritures. Le Parler en langues n’est pas le seul point sur lequel nous n’arrivons pas tous à la même conclusion…

      1. Isabelle dit :

        Bonjour Raph,

        Bonjour à tous,

        Oui, c’est ce que faisaient ceux de Bérée, quand Paul est venu leur annoncé l’évangile, ils vérifiés tout ce que leur annonçaient Paul à la lumière de l’ancien testament (puisque le nouveau n’était pas encore écrit).

        De nos jours, ce que je constate c’est que l’on prend plutôt les écritures
        pour s’en servir dans ce que l’on veut dire, alors qu’a la base, ce sont des
        lettres, des écrits d’une situation ou d’une vie qui ont été écrit pour nous montrés quelques chose ou pour montrer quelque chose à celui qui à reçu cette lettre.

        Par exemple, Luc à écrit deux lettres, une qui a été appelé « évangile
        de Luc » et la deuxième est celle qui a été appelé « Actes des apôtres » et si on regarde bien, dans sa première lettre Luc parle de la vie de Jésus, de tout ce qui s’est passé et dans la deuxième lettre il parle de ce qui s’est passé après la mort/résurrection de Jésus, ou l’on voit surtout deux personnes qui sont Pierre et Paul et leurs messages.

        ———————–

        Je ne crois pas qu’il puisse y avoir  » deux camps » du moins pas en Dieu, sinon cela voudrais dire que Dieu est divisé et que Christ est divisé, ce qui n’est pas, Dieu est Un.

        Par contre il y a deux voies, la Voie de Dieu, celle qui est dans toutes les écritures du commencement à la fin (Au commencement Dieu) et la voie de l’homme, celle qui est venu après la désobéissance, après la venue du serpent, car c’est bien de lui que cette voie est venu, c’est lui qui a donné autre chose que ce que Dieu avait dit.

        Mais il y a aussi la façon de lire les écritures, car en effet les écritures sont spirituelles et elles ne peuvent se comprendre que par l’Esprit. Je
        m’explique :

        Les Écritures viennent de Dieu, c’est Dieu qui parle aux hommes, c’est par les Écritures que nous pouvons savoir qui est Dieu, d’ou nous venons, quel est la volonté de Dieu…

        Dieu est Esprit, donc Sa parole est Esprit et ce qui est Esprit ne peut pas
        être compris par la chair mais par l’Esprit de Jésus qui est dans l’homme,
        lorsque celui ci est né de nouveau, c’est à dire né non selon la chair mais
        selon l’Esprit de Dieu.

        Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. (Jean 3 V 6)

        Dans la bible, il y a l’essentiel pour connaître Dieu, pour répondre à nos questions, mais tout n’est pas dans un livre, dans des mots, mais plutôt dans des principes de Vie, dans des images.

        Toute la bible est un seul message, c’est l’évangile de Dieu, la bonne nouvelle de Dieu et la bonne nouvelle c’est Jésus.

        Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu (Romain 1V1)

        C’est par Son Esprit que nous pouvons voir ce qu’Il nous dit, que nous
        pouvons Le comprendre, que nous pouvons voir au delà des mots.

        Il est parlé de Jésus dans Ésaïe 9 v 6, de Sa nature, de ce qu’Il est : Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

        L’important ce n’est pas ce que l’homme pense ou voit, l’important c’est ce
        que Dieu dit.

        Isabelle

    2. Mickaël dit :

      Bonjour Isabelle,

      Je me permets de commenter votre post (si j’ai bien compris)

      Vous dites:
      « A quoi me sert de parler en langue si personne ne peux me comprendre ?
      Dans 1cor 14:4 Paul explique que « celui qui parle en langue s’édifie ».

      « Ai-je besoin d’une langue spéciale pour parler avec le créateur du langage ? »
      Le don des langues est un don de Dieu. Un don qui, pour les cessassionniste, appartient au passé (position que je ne partage pas ;)) mais dans votre argumentation vous posez la question de la nécessité d’un tel don ? Si je ne comprends pas ce que Dieu fait (ce qui est souvent mon cas) ou a fait dans le passé pour certains, je devrais plutôt essayer de comprendre pourquoi Dieu a fait ça plutôt que de douter de l’utilité.

      Espérant sincèrement ne pas être blessant.

      Mickaël,

      1. Isabelle dit :

        Bonjour Mickaël,

        Non, je vous rassure, vous n’êtes pas maladroit.

        Puisque vous partez de la lettre de Paul aux Corinthiens, je mets ci dessous le passage ou Paul parle des langues, car un verset ne comprend pas forcément toute la pensée de celui qui écrit :

        Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.
        En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.
        Celui qui prophétise,au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.
        Celui qui parle en langue s’édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l’Église.
        Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification.
        Et maintenant, frères,de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie,ou par doctrine ?
        Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?
        Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?
        De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air.
        Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible;
        si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.
        De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment.
        C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter.
        Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile.
        Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence; je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence.
        Autrement, si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! À ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
        Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié.
        Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous; mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.
        Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement; mais pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits.
        Il est écrit dans la loi : C’est par des hommes d’une autre langue Et par des lèvres d’étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m’écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur.
        Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants.
        Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
        Mais si tous prophétisent, et qu’il survienne quelque non-croyant ou un homme du peuple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous, les secrets de son cœur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous.
        Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. (1 corinthiens 14 v 1 à 26)

        Oui, ça fais long, mais ce n’est qu’en prenant tous le passage que je peux comprendre de quoi parle celui qui écrit.

        Dans un livre, ou une lettre, on ne prend pas une phrase pour en expliquez la lettre ou le livre, non on lit tout, là c’est pareil, c’est une lettre.

        Oui, celui qui parle à langue s’édifie, et pour les autres ? Qu’en est-il de l’Église ?

        Celui qui parle en langue s’édifie lui-même; celui qui prophétise édifie
        l’Église. (1 Corinthiens 14 v 4)

        Pour qui c’est ?

        Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants. ( 1 Corinthiens 14 v 22)

        Je ne dis pas que le don des langues n’est pas utile mais si je parle en langue, est-ce que je comprends ?

        Un don est un don, mais n’est il pas prévu de naitre de nouveau ? Celui qui est né de l’Esprit, parle le langage spirituel, et alors peut comprendre Dieu ? Ai-je alors besoin du don des langues ?

        Le problème, c’est quand cela dépasse la mesure, combien de fois, j’ai vu des gens chercher les dons, combien de fois j’ai vu des personnes dire que dans ce lieu il n’y a pas le don des langues, donc Dieu n’est pas présent ???

        Mais Jésus n’a t il pas dit de chercher le royaume de Dieu, ce royaume qui ne vient pas de manière à frapper les regards mais qui est au milieu de ceux de la foi.

        La foi vient de Dieu et elle est un lien puissant qui nous permet de croire en Dieu et en Celui qu’Il a envoyé, Jésus Christ.

        Est-ce que j’ai besoin du don des langues pour comprendre ce que Dieu a fait ? N’a t il pas envoyé Son Fils pour que l’homme puisse Le comprendre ?

        Et Jésus, a t il parlé en langue ou parlait il comme le peuple ? Et pourtant Il est né du Saint-Esprit.

        Je ne doute pas de l’utilité des dons de Dieu, mais si j’en reste au don, alors je passe à côté de la Vie de Dieu…non ?

        Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. (1 Corinthiens 14 v 26)

        Que tout se fasse pour l’édification commune, pour être édifié ensemble.

        Il y a aussi un point important, c’est de voir à qui Paul parle et pourquoi, que se passait il dans cette Église ?

        Dans cette Église, il y avait des disputes et des divisions :

        Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment.

        Car, mes frères, j’ai appris à votre sujet, par les gens de Chloé, qu’il y a des disputes au milieu de vous.

        Je veux dire que chacun de vous parle ainsi : Moi, je suis de Paul ! et moi, d’Apollos ! et moi, de Céphas ! Et moi, de Christ ! (1 corinthiens 1 v 10 à 12).

        Oui, je suis d’accord, comprendre pourquoi Dieu a fait ce qu’Il a fait et d’où c’est venu, mais surtout est-ce que c’est utile pour Le connaître, pour vivre cette Vie de foi par Jésus Christ, qui est venu afin que Ses brebis aient la Vie éternelle.

        C’est ce que Jésus a dit :

        Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi (Le Fils), je
        suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. (Jean 10 v 10 et 11)

        moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie c’est Jésus qui parle, Il est venu afin que ses brebis aient la Vie, Sa Vie.

        Le bon berger donne Sa Vie pour Ses brebis.

        Isabelle

      2. Mickaël dit :

        @Isabelle

        Effectivement c’est un peu long, le verset que j’ai donné est dans son contexte et il me semble qu’il répond bien à votre interrogation. En prenant un chapitre, la discussion devient ouverte avec le risque de s’éloigner du sujet.

        La bible dit bien que celui qui parle en langue s’édifie lui-même. C’est un don que Dieu a donné dans sa sagesse. Concernant l’église, Dieu a prévu le don de prophétie que vous cité dans 1cor 14v4 : « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l’Eglise. »

        Est-ce que vous avez besoins du don des langues ? Oui bien sûr ! Ce don est biblique, donné par Dieu qui, j’en suis convaincu, ne fait rien d’inutile. Vous devriez plutôt rechercher les dons comme il est écrit 1cor14v1 : « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie ». Nous en avons besoins comme de tous les dons et ministères que Dieu donne selon sa richesse et sa sagesse pour notre édification et l’édification du corps de Christ. Nous pouvons ne pas en comprendre l’utilité mais Dieu peut nous le révéler si nous le demandons sincèrement.

        Si je comprends bien vous dites que les langues ne sont qu’un signe pour les non croyant en utilisant le verset de 1 cor 14v22 : « Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants. ». C’est une interprétation restrictive et contradictoire avec le v4. Les langues sont un signe pour les non croyant au v22 ET elles sont aussi édifiantes pour celui qui les pratique au v4.

        Concernant la compréhension des langues, la personne qui parle en langue ne se comprend pas elle-même. Dans le v2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.» donc c’est incompréhensible. Dans Actes 2v6 « Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. » il peut arriver que des langues soit compréhensible, nous avons vécu cette expérience dans mon église avec un don en Hébreux et une interprétation exacte qui a suivie.

        Naitre de nouveau c’est la base ! Jean 3v3 « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » quand je suis né de nouveau, mes yeux s’ouvrent et je commence à comprendre Dieu mais nous aurons la connaissance parfaite que quand nous seront réunis avec Dieu voir 1co 13v12 « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. » Dieu peut me donner des dons, des prophétie, des révélations ou pensées quand je lis ma bible ou quand je prie car il veut me révéler sa personne, sa volonté, me parler. Je peux être né de nouveau et ne pas avoir d’intimité avec Dieu (pas de prière …), naitre de nouveau c’est le commencement, à partir de là je marche avec Dieu et Il va m’édifier, me corriger, faire grandir ma foi, ma confiance en lui, mon amour pour lui et pour les autres.

        Ce que les gens pensent avec leurs excès, cela ne doit pas influencer ma foi, peut être me servie d’exemple à ne pas suivre pour rester dans la doctrine de Dieu. Ce qui m’intéresse, c’est ce que Dieu pense dans sa parole, je ne vais pas m’interdire de rechercher les dons parce que certains ne sont pas équilibrés. Ensuite la manifestation ou pas des dons n’a jamais été la preuve de la présence de Dieu, Il a promis d’être la quand nous nous rassemblons en son nom et je le crois par la foi. Nous devons être équilibrés dans notre culte personnel et dans l’église et nos pasteurs et autorités doivent intervenir dans le culte et arrêter les débordements si nécessaires mais pour cela, il faut évidemment avoir un discernement spirituel. Le raccourci c’est d’interdire pour ne pas avoir de problème mais on passe à côté de bénédiction que Dieu veux nous donner et peut être de ministère que Dieu voudrait donner…

        Concernant ce qui frappe le regard, dans Luc 17v20 il est dit « Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. » Cette fois vous sortez un peu du contexte, les Pharisiens voulaient un roi libérateur de l’occupation romaine, grandiose, puissant aux yeux humains mais Jésus explique que le royaume de Dieu est au milieu d’eux et qu’ils ne le reconnaissent pas. D’autre part, Jésus a fait des miracles qui ont frappés les regards, pour que Dieu soit élevé. Donc vous ne pouvez pas utiliser cet argument pour dire qu’il ne faut pas rechercher les dons s’il frappe les regards. Le but étant de servir Dieu et pas de se montrer.

        Très intéressant ce que vous dites sur « Dieu n’a-t-il pas envoyé Son Fils pour que l’homme puisse Le comprendre ? » bien sûr que oui, Jésus est venue pour nous montrer le père. Jésus a aussi dit « il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; » qui n’a pas rêvé de vivre à l’époque de Jésus et de marcher avec lui, d’être comme Jean sur son sein ? Pourtant Jésus dit que le Consolateur est avantageux ! Vous parlez de la venue de Jésus, sauveur du monde, mais il faudrait aussi parler de l’Esprit qui est venue et de son œuvre, Je répète dans le texte que vous avez donné, les dons sont expliqués et sont donnés par l’Esprit de Dieu, et ce n’est pas une invention humaine. Avec cette logique, il n’y a plus de place pour les ministères, pour l’église…pour les manifestations de l’Esprit.

        Jésus parlait il en langue ? Je ne crois pas mais il en avait la capacité, ce n’était peut-être pas le moment ? C’est un autre sujet mais cela n’empêche pas la parole de Dieu d’en parler.

        Est-ce que je passe à côté de la vie de Dieu si reste seulement aux dons ? Je crois passer à côté de la vie de Dieu si c’est ma volonté qui conduit ma vie et si je ne laisse pas Dieu travailler en moi et me diriger. Jésus est mon Sauveur mais aussi mon Seigneur, je dois le suivre de tous mon être. Les dons sont donnés par Dieu parce qu’il a choisi de le faire et Il ne demande pas d’en rester là. Les dons sont utiles mais il ne faut pas négliger le reste, l’amour par exemple, c’est ce que Paul est obligé d’expliquer au Corinthien mais il leur montre aussi qu’il n’est pas réfractaire aux manifestations de l’Esprit en disant dans v18 « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ».

        Pour ma part : Je suis convaincu que Dieu peut me diriger dans sa sagesse dans les dons de l’Esprit. Le plus important c’est le salut et si je ne veux pas des dons, c’est dommage, je crois que je passerai à coté de bénédiction mais Dieu me laisse libre. Avoir des complexes par rapport à ceux qui manifestent des dons ? Absolument pas ! Je suis à Christ et il est à moi. Je reviens sur ce que vous disiez dans votre 1er poste «Si chacun partait de ce que dit les écriture… » je crois que cette remarque est fondamentale… mais avec la lumière que Donne le Saint Esprit.

        Mickael,

    3. Mickaël dit :

      Effectivement c’est un peu long, le verset que j’ai donné est dans son contexte et il me semble qu’il répond bien à votre interrogation. En prenant un chapitre, la discussion devient ouverte avec le risque de s’éloigner du sujet.

      La bible dit bien que celui qui parle en langue s’édifie lui-même. C’est un don que Dieu a donné dans sa sagesse. Concernant l’église, Dieu a prévu le don de prophétie que vous cité dans 1cor 14v4 : « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l’Eglise. »

      Est-ce que vous avez besoins du don des langues ? Oui bien sûr ! Ce don est biblique, donné par Dieu qui, j’en suis convaincu, ne fait rien d’inutile. Vous devriez plutôt rechercher les dons comme il est écrit 1cor14v1 : « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie ». Nous en avons besoins comme de tous les dons et ministères que Dieu donne selon sa richesse et sa sagesse pour notre édification et l’édification du corps de Christ. Nous pouvons ne pas en comprendre l’utilité mais Dieu peut nous le révéler si nous le demandons sincèrement.

      Si je comprends bien vous dites que les langues ne sont qu’un signe pour les non croyant en utilisant le verset de 1 cor 14v22 : « Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants. ». C’est une interprétation restrictive et contradictoire avec le v4. Les langues sont un signe pour les non croyant au v22 ET elles sont aussi édifiantes pour celui qui les pratique au v4.

      Concernant la compréhension des langues, la personne qui parle en langue ne se comprend pas elle-même. Dans le v2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.» donc c’est incompréhensible. Dans Actes 2v6 « Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. » il peut arriver que des langues soit compréhensible, nous avons vécu cette expérience dans mon église avec un don en Hébreux et une interprétation exacte qui a suivie.

      Naitre de nouveau c’est la base ! Jean 3v3 « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » quand je suis né de nouveau, mes yeux s’ouvrent et je commence à comprendre Dieu mais nous aurons la connaissance parfaite que quand nous seront réunis avec Dieu voir 1co 13v12 « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. » Dieu peut me donner des dons, des prophétie, des révélations ou pensées quand je lis ma bible ou quand je prie car il veut me révéler sa personne, sa volonté, me parler. Je peux être né de nouveau et ne pas avoir d’intimité avec Dieu (pas de prière …), naitre de nouveau c’est le commencement, à partir de là je marche avec Dieu et Il va m’édifier, me corriger, faire grandir ma foi, ma confiance en lui, mon amour pour lui et pour les autres.

      Ce que les gens pensent avec leurs excès, cela ne doit pas influencer ma foi, peut être me servie d’exemple à ne pas suivre pour rester dans la doctrine de Dieu. Ce qui m’intéresse, c’est ce que Dieu pense dans sa parole, je ne vais pas m’interdire de rechercher les dons parce que certains ne sont pas équilibrés. Ensuite la manifestation ou pas des dons n’a jamais été la preuve de la présence de Dieu, Il a promis d’être la quand nous nous rassemblons en son nom et je le crois par la foi. Nous devons être équilibrés dans notre culte personnel et dans l’église et nos pasteurs et autorités doivent intervenir dans le culte et arrêter les débordements si nécessaires mais pour cela, il faut évidemment avoir un discernement spirituel. Le raccourci c’est d’interdire pour ne pas avoir de problème mais on passe à côté de bénédiction que Dieu veux nous donner et peut être de ministère que Dieu voudrait donner…

      Concernant ce qui frappe le regard, dans Luc 17v20 il est dit « Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. » Cette fois vous sortez un peu du contexte, les Pharisiens voulaient un roi libérateur de l’occupation romaine, grandiose, puissant aux yeux humains mais Jésus explique que le royaume de Dieu est au milieu d’eux et qu’ils ne le reconnaissent pas. D’autre part, Jésus a fait des miracles qui ont frappés les regards, pour que Dieu soit élevé. Donc vous ne pouvez pas utiliser cet argument pour dire qu’il ne faut pas rechercher les dons s’il frappe les regards. Le but étant de servir Dieu et pas de se montrer.

      Très intéressant ce que vous dites sur « Dieu n’a-t-il pas envoyé Son Fils pour que l’homme puisse Le comprendre ? » bien sûr que oui, Jésus est venue pour nous montrer le père. Jésus a aussi dit « il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; » qui n’a pas rêvé de vivre à l’époque de Jésus et de marcher avec lui, d’être comme Jean sur son sein ? Pourtant Jésus dit que le Consolateur est avantageux ! Vous parlez de la venue de Jésus, sauveur du monde, mais il faudrait aussi parler de l’Esprit qui est venue et de son œuvre, Je répète dans le texte que vous avez donné, les dons sont expliqués et sont donnés par l’Esprit de Dieu, et ce n’est pas une invention humaine. Avec cette logique, il n’y a plus de place pour les ministères, pour l’église…pour les manifestations de l’Esprit.

      Jésus parlait il en langue ? Je ne crois pas mais il en avait la capacité, ce n’était peut-être pas le moment ? C’est un autre sujet mais cela n’empêche pas la parole de Dieu d’en parler.

      Est-ce que je passe à côté de la vie de Dieu si reste seulement aux dons ? Je crois passer à côté de la vie de Dieu si c’est ma volonté qui conduit ma vie et si je ne laisse pas Dieu travailler en moi et me diriger. Jésus est mon Sauveur mais aussi mon Seigneur, je dois le suivre de tous mon être. Les dons sont donnés par Dieu parce qu’il a choisi de le faire et Il ne demande pas d’en rester là. Les dons sont utiles mais il ne faut pas négliger le reste, l’amour par exemple, c’est ce que Paul est obligé d’expliquer au Corinthien mais il leur montre aussi qu’il n’est pas réfractaire aux manifestations de l’Esprit en disant dans v18 « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ».

      Pour ma part : Je suis convaincu que Dieu peut me diriger dans sa sagesse dans les dons de l’Esprit. Le plus important c’est le salut et si je ne veux pas des dons, c’est dommage, je crois que je passerai à coté de bénédiction mais Dieu me laisse libre. Avoir des complexes par rapport à ceux qui manifestent des dons ? Absolument pas ! Je suis à Christ et il est à moi. Je reviens sur ce que vous disiez dans votre 1er poste «Si chacun partait de ce que dit les écriture… » je crois que cette remarque est fondamentale… mais avec la lumière que Donne le Saint Esprit.

      Mickael,

  8. Soccio dit :

    Désolé mais ce genre d’argument ne tient pas la route, une personne qui n’accepte pas un vérité doctrinal, cherchera à se victimiser par ce genre d’argument, alors quand Jesus reprenait les pharisiens il etait enfilé d’orgueil aussi ?, quand l’apotre Paul a repris Pierre en public il manquait d’amour ?, Non il défendait la vérité et dénonçait les mensonges de l’ennemi..
    Concernant le parlé en langue , il suffit de lire dans les anciennes versions , pour comprendre qu’il s’agit de langue étrangères et connus ! Malheureusement se sont es traductions récentes qui provoquent des divisions. ..

    1. Raph dit :

      Bonjour Soccio, merci pour votre commentaire.
      Pouvez-vous m’en dire plus sur les anciennes versions dont vous parlez ?

      1. Soccio dit :

        Bonjour Raphaël, dans les anciennes versions Ostervald,
        Martin, le mot langue « étrangère » a été supprimé !
        Dans 1 Corinthiens 14: 5,9,18,21, 23 et 26,
        Actes 2:4,6,8,11 .
        Actes2::10:46
        Actes 2:19:6

  9. Vanick LE DROGO dit :

    Bonjour,
    il me semble que du coup, on va avoir du mal a annoncer la vérité de l’évangile si on doit culpabiliser d’être orgueilleux de croire qu’on a raison…Le zèle est-ce de l’orgueil?
    Si tu crois que l’Esprit ne donne plus ces dons, comment communier avec quelqu’un qui croit que l’Esprit donne toujours ces dons? Est-ce qu’on parle du même Dieu? Est-ce que sur ce point la Bible n’est pas clair pour toi?
    J’ai du mal a trouver en langue française quelqu’un qui dénonce cette fausse doctrine (avec tous les débordements et déviations que cela implique NECESSAIREMENT) qu’est la continuité des dons de révélation.
    Mais je crois que par amour pour Dieu et la Vérité d’abord, et aussi par amour pour les humains, il faut défendre, sur la base d’arguments bibliques, becs et ongles ce que nous lisons dans les textes que nous considérons sacrés.

    1. Raph dit :

      Bonjour Vanick, merci pour votre commentaire. Mon point n’est pas de dire qu’il ne faut pas défendre son point de vue, mais de souligner l’importance de la manière dont on le défend.
      Selon vous, quels sont les critères de communion?

      1. Vanick LE DROGO dit :

        Bonjour Raph, merci de m’avoir répondu.
        Si votre article est un encouragement pour chaque chrétien à vivre l’amour pour les autres dans la défense de la vérité, alors vous faites bien car on a tous besoin d’apprendre à aimer de mieux en mieux, moi le premier. Aimer aussi ceux qui l’annonce avec (excès de) zèle et aimer ceux qui ne l’annonce pas.
        Selon moi les critères de communion sont les point de confession de foi qui concernent qui Dieu est.

  10. FREDERIC AUBERTIN dit :

    Bonjour, certes les arguments développés sont vrais, mais il me semble que le problème de la « cohabitation » ne vient pas tant du fait lui même et de la manière dont on le démontre, mais plutôt de l’attitude de supériorité qui est souvent l’apanage des chrétiens pratiquent ce don .
    Le zèle dans l’amour issu du CHRIST, là OK, mais « la chaire est faible »…peut être devrions nous nous interroger sur ce qu’est la véritable communion fraternelle, qui commence par une relation personnelle ,ne l’oublions pas, car plus ils y a de combatants si bien argumentés.. moins il y a de véritable fidèle en relation, le fait n’est pas une fin en soi ni un moyen d’auto justification soyons prudents,nous ne sommes là que pour représenter la GLOIRE DE DIEU qui lui reviens, et non pour se chercher des poux dans les cheveux,si des chrétiens ne peuvent pas partager les éléments d’un même Corps… alors je me pose beaucoup de questions sur la véritable nature de la conversion des uns et des autres, ainsi que sur la véritable raison de ce besoin de se cantonner en « istes » de tous bords comme si leur identité et leur foi en dépendaient….
    Si le « fruit » engendre l’amour alors l’arbre est bon sinon….je ne suis ni donneur de leçon ni physcho rigide,et je chemine en me posant certaines questions de base

    1. Raph dit :

      Bonjour Frédéric, merci pour votre commentaire.
      Pour ma part, je dois amèrement constater que l’attitude de supériorité m’habite souvent… De mon expérience, l’orgueil est l’apanage de tous les hommes… Moi le premier !

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