4 bienfaits éternels de la Croix à ne pas oublier

Alors que la foule ne voyait que la défaite d’un charpentier devenu prédicateur, Dieu était en train d'accomplir la plus merveilleuse des choses, au-delà des apparences.

L’Épitre aux Colossiens recèle un des textes où Paul lève le voile sur la crucifixion pour nous en rappeler 4 de ses bienfaits.

En Colossiens 2.11–15 nous lisons:

En lui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas faite par la main des hommes ; c’est-à-dire le dépouillement du corps de la chair ; la circoncision du Christ. Ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte rédigé contre nous et dont les dispositions nous étaient contraires ; il l’a supprimé, en le clouant à la croix ; il a dépouillé les principautés et les pouvoirs, et les a publiquement livrés en spectacle, en triomphant d’eux par la croix.

 

1. Notre dette est effacée

Que veut dire l’image d’un acte rédigé contre nous et cloué à la croix?

C’est l’image d’un texte qui contient la loi de Dieu et qui nous condamne si nous violons un seul de ses commandements.
Ce dossier demeure devant Dieu contre nous et nous condamne, il est « à charge ».

Cette image de jugement revient à la fin de la Bible. En Apocalypse 20.12 il est dit:

Et je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert, qui est le livre de vie. Les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres.

Tout homme a une dette devant Dieu, celle de l’obéissance à sa loi, à ses ordonnances.
Dieu est le créateur de toutes choses. Ayant été créés par lui et à son image, nous devons lui ressembler par une obéissance parfaite.

L’image est donc celle-ci: dans le tribunal de Dieu, la loi de Dieu est un témoin mortel de l’accusation à cause de nos péchés.

Paul déclare quelque chose de merveilleux ici: cette dette que nous avons devant lui à cause de notre désobéissance et qui nous condamne à subir sa colère, il l’a clouée à la croix.

Voici ce que dit l’apôtre Paul: « Mauvaise nouvelle: Nous sommes condamnés à cause de nos offenses. Bonne nouvelle: Dieu veut effacer la dette. Comment? En la clouant à la croix. Qu’est-ce que cela produit? Ça l’élimine! »

2. Satan est vaincu

Quelle est le sens de l’image du triomphe?
Le triomphe est le cortège où les vaincus sont nus, enchaînés et traînés derrière le char du vainqueur, lorsqu’il rentre dans Rome afin que tout le monde acclame sa victoire.

N.T. Wright l’explique ainsi:

À cette époque antérieure à celle des médias modernes, la façon la plus spectaculaire d’annoncer une victoire éclatante était de former un cortège triomphal à travers la ville, en montrant le butin pris aux peuples conquis et en conduisant une troupe de prisonniers tâchés de boue à travers les rues, en spectacle public.

En portant notre dette à la croix, il détruit Satan, en lui ôtant tout pouvoir d’accusation à notre égard.
Pour toujours nous sommes à l’abri de ses accusations:

Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui ? Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur. (Ro 8.31–39)

3. Nous sommes purifiés du péché

Paul utilise une image qui ne nous est pas très familière: la métaphore de la circoncision (Col 2.11–13).
La circoncision était connue à l’époque pour aider à la purification, dans le sens de l’hygiène.

La circoncision était le signe donné par Dieu à Abraham pour signifier l’entrée dans l’alliance: Dieu l’a choisi, lui a fait la promesse que sa descendance deviendrait un peuple et que son plan pour sauver le monde passerait par ce peuple. Toute sa descendance devait se faire circoncire comme signe qu’elle était purifiée par Dieu et qu’elle lui était consacrée.
Ici Paul parle de « l’incirconcision de votre chair » pour exprimer l’idée que nous n’étions ni purs, ni consacrés à Dieu. L’observation des rites ne purifie pas.
Moïse lui-même avait rappelé ce besoin d’être purifié intérieurement (Dt 30.6).

En Christ, Dieu lui-même nous a circoncis. Il nous a débarrassés de l’impureté de notre péché.

4. Nous sommes unis à Christ, dans sa mort et sa résurrection

Le moyen de nous accorder cette purification, fut de nous associer à Christ, dans sa mort et dans sa résurrection. Le baptême est le symbole de notre union à lui dans sa mort et sa résurrection.

Il nous fait lui-même passer de la mort à la vie, par la foi en sa puissance.
Dans une union, chacun apporte force et faiblesse. Dans l’union avec Christ, nous n’apportons que notre faiblesse et notre péché, lui il apporte sa puissance et ses perfections.
La foi, c’est être conscient qu’on ne mérite rien et qu’on ne peut rien offrir. Lui, il mérite tout mais nous donne tout.

Christ a été solidaire de son peuple dans sa vie et dans sa mort; nous sommes solidaires de lui dans sa vie et dans sa mort.

Quelle est la synthèse de tout cela?

Qu’a fait Dieu pour nous?
Il envoyé son Fils afin qu’il paye notre dette et qu’il nous libère de l’emprise de Satan sur nous.
Qu’a t’il fait en nous?
Il a ôté notre impureté et nous a unis à son Fils afin de nous donner une nouvelle vie.

Raphaël Charrier

A 17 ans Raphaël s'engage dans l'armée dont-il est renvoyé moins de deux ans après... Suite à cela, il reprend l'école et obtient son bac à 23 ans. C'est à ce moment qu'il découvre la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ. Il lui donne alors sa vie. Il poursuit ses études et obtient un diplôme d'Educateur Spécialisé. Il s'oriente ensuite vers des études de théologie car il veut se consacrer au service de l'Évangile. Diplomé de l'Institut Biblique de Genève, il est actuellement pasteur à l'Église Chrétienne Évangélique de Grenoble (ecegrenoble.fr) et également associé au sein de France Évangélisation. Raphaël est marié à Marion et ils ont deux enfants.  

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  • Maxime Rohr

    Excellent article. Cependant je suis d’avis qu’à chaque fois qu’on présente la mort substitutive de Jésus pour le pardon de notre méchanceté, on précise que c’est pas seulement de la mort du corps qu’on parle. Mais qu’on précise de manière claire que ce que Jésus a enduré sur la croix, c’est l’abandon du Père, enfin bref que notre Sauveur a pris sur Lui notre enfer.